Selon la présidente de la CADEUL, Barbara Poirier, l’opposition au projet de loi 38 sur la gouvernance des universités représente le cheval de bataille de l’association au chapitre des affaires externes 2008-2009. (Photo Nicolas Bégin)
Se faire connaître et s’opposer au projet de loi sur la gouvernance
Confédération des associations étudiantes de l’Université Laval
À l’aube d’une nouvelle année sur le campus, la Confédération des associations d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Laval veut davantage se faire connaître de ses membres, en plus de mener un combat d’opposition au projet de loi 38 sur la gouvernance des universités.
«On essaie d’utiliser un maximum de moyens pour rejoindre les étudiants, mentionne la présidente Barbara Poirier, laquelle annonce le lancement d’un nouveau site Internet en cours de session. On veut organiser des activités sur le terrain.»
En plus d’une présence à Rendez-vous Laval 2009, la CADEUL tiendra un 5 à 10 pour permettre aux initiés de découvrir les différents bars facultaires actifs sur le campus de l’Université Laval.
«On veut aussi inciter les étudiants à s’impliquer dans les différentes associations étudiantes», ajoute Mme Poirier.
Véritable tradition lavalloise, le Show de la rentrée se tiendra le 9 septembre prochain au pavillon Alphonse-Desjardins. Anonymus, Papillon, Beast et Shane Murphy monteront entre autres sur scène à cette occasion.
S’ajoutent les Jeux interfacultaires, lesquels regroupent bon nombre d’activités sociales, culturelles et sportives. Entre 150 et 200 étudiants y défendent les couleurs de leur faculté.
La CADEUL entend aussi rappeler sa mission 100% étudiante. «Les étudiants doivent le savoir, mais ils ne le savent pas.»
Projet de loi 38
L’opposition au projet de loi 38 sur la gouvernance des universités représente sans aucun doute le cheval de bataille de la CADEUL aux affaires externes 2009-2010. Cette dernière a déposé un mémoire de contestation en compagnie de l’association des étudiants à la maîtrise ou au doctorat (AÉLIÉS) et du syndicat des auxiliaires de recherches et d’enseignement (SARE).
«Le prétexte pour faire un projet de loi est le scandale à l’UQAM (projet immobilier l’Îlot Voyageur), mais on pense que c’est plus un prétexte pour cacher le véritable problème qui n’est pas le mode de gestion, mais le sous-financement qui dure depuis plusieurs années.»
Désaffiliée de la Fédération étudiante universitaire du Québec depuis 2005, la CADEUL œuvre maintenant au sein de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ). Ce regroupement de quatre associations a également déposé un mémoire pour manifester son mécontentement à l’égard dudit projet de loi.
«C’est une nouvelle association décentralisée qui met vraiment l’accent sur les associations étudiantes, explique Mme Poirier. Il y a un comité de coordination pour s’assurer que les associations se parlent, mais le pouvoir demeure entre les mains des associations.»
On peut consulter le mémoire de la CADEUL au sujet du projet de loi 38 au
www.cadeul.ulaval.ca, section CADEUL, puis choisir l’option «Mémoires».