Le maire de Québec, Régis Labeaume, a annoncé ce matin la formation d’un groupe de travail qui se penchera sur les actions que doit faire la Ville de Québec afin de sauvegarder, lorsque possible, le patrimoine des communautés religieuses, de plus en plus en péril.
Des alternatives comme la conversion de ces bâtiments en immeubles locatifs sont envisagées. Toutefois, les lois sur le patrimoine sont claires et ne peuvent être outrepassées. Le groupe de travail recueillera les besoins des communautés et établira le portrait de leur situation.
Selon le maire, plusieurs communautés religieuses ont des problèmes. Parmi elles, les Augustines auront bientôt leur musée, mais «on ne pourra pas faire des musées partout», prévient le maire.
Dans les scénarios possibles, il se peut que la Ville achète certaines propriétés, mais seulement en fonction de ses besoins.
Le comité est formé d’historiens, d’un prêtre, d’une personne qui oeuvre dans le domaine de la préservation en architecture, et d’une autre dans le domaine de l’immobilier, entre autres. Il est chapeauté par Mario Dufour, président de la Commission des biens culturels du Québec depuis 2005.
Ce dernier a souligné qu’il n’était «pas question d’imposer quoi que ce soit» aux congrégations religieuses. Le comité tentera de dégager des orientations générales en premier, pour ensuite analyser les dossiers dans leurs spécificités.
La Ville de Québec attendra que le comité livre son «plan de match» avant d’intervenir dans le milieu. Des conseils qui pourraient atterrir sur le bureau du maire au printemps prochain.
Le comité veillera aussi à sauvegarder le patrimoine vivant des religieuses et non seulement les bâtiments. «Le patrimoine, c’est aussi la mémoire», note Mario Dufour.
À ce sujet, voir l’article sur la préservation du patrimoine des Augustines :
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