Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Sombre tableau d’avenir au Centre d’art Maison Blanchette

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
Voir tous les articles de Nicolas Bégin
Article mis en ligne le 1 septembre 2009 à 13:44
Soyez le premier à commenter cet article
Sombre tableau d’avenir au Centre d’art Maison Blanchette
Mathieu Forget, président du conseil d’administration du Centre d’art Maison Blanchette
Sombre tableau d’avenir au Centre d’art Maison Blanchette
L’avenir du Centre d’art Maison Blanchette de Cap-Rouge s’avère en ce moment être un paysage de mer houleuse. Faute d’une proposition satisfaisante de la Ville de Québec ou d’un autre partenaire, les administrateurs démissionneront en bloc le 1er novembre. Compte tenu de déficits répétés depuis trois ans, les principaux intéressés suggèrent cependant un plan de relance pour naviguer vers l’île de la rentabilité.
Conscient des eaux financières difficiles, les membres du conseil d’administration ont sonné la cloche d’avertissement à l’automne 2008. «À l’époque, si rien n’était fait, nous aurions terminé l’année 2008-2009 avec un déficit de 40 000$, c’est-à-dire la faillite», explique le président Mathieu Forget.

Avant 2005, les administrateurs de l’époque notaient environ 700 inscriptions aux activités chaque année. La restructuration du conseil et les travaux de la côte de Cap-Rouge ont abîmé la coque en 2006. Résultat : baisse d’achalandage de 30% et diminution des revenus dans les coffres. «On ne se le cachera pas, les inscriptions aux cours sont le pain et le beurre de la Maison», lance-t-il.

Les membres du conseil d’administration proposent une relance basée sur trois critères : poursuivre la mission, conserver l’autonomie et retrouver une situation financière acceptable au cours des trois prochaines années.

Ils suggèrent ainsi un plan détaillé de 232 000$, dont un refinancement hypothécaire de 75 000$. Création d’un fonds de roulement de 85 000$, campagne de marketing de 45 000$, mise sur pied d’un fonds d’immobilisation de 15 000$ et offre de nouveaux ateliers au coût de 45 000$ font partie de la liste des investissements.

La Ville y va pour sa part d’un financement évalué à 112 500$. Cette somme comprend principalement un fonds de roulement de 55 500$ et une campagne de promotion de 30 000$.

«La proposition de la Ville de Québec en tant que telle n’est pas mauvaise, reconnaît le président Forget. Excepté qu’elle ne répond pas pour nous aux trois critères. Avec un peu d’optimisme, elle nous permettrait de rester en vie pour les trois prochaines années. On ne nie pas ce potentiel, mais il faut absolument que les astres soient parfaitement alignés. Il n’y a aucune marge d’erreur.»

«Le problème est qu’il y a une divergence d’opinions entre le conseil d’administration du Centre d’art Maison Blanchette et la Ville de Québec. Nous on met sur la table un plan de relance, la Ville met sur la table un plan de survie.»
Sol plus stable
L’APPEL a tenté d’obtenir la version de la Ville de Québec dans cette affaire. Interpellés à ce sujet, quelques employés de l’arrondissement Laurentien ont poliment refusé d’en dire davantage, interdiction de commenter oblige.
La Ville de Québec suggère certes un plan plus rigide, mais celui-ci permettrait au Centre d’art Maison Blanchette de s’asseoir sur un sol plus stable, pense la conseillère du district de Cap-Rouge, Denise Tremblay Blanchette. Les administrateurs devraient ensuite trouver une façon de rentabiliser les opérations.

«La Ville de Québec n’est pas obligée d’aider puisque c’est du privé, affirme-t-elle. Mais quand tu proposes un plan de relance, c’est parce que tu veux aider. Il faut alors se placer en mode solution et non en mode confrontation. Les administrateurs présument que le plan de la Ville de Québec mettrait la Maison Blanchette en tutelle, c’est complètement faux. La Ville est de bonne foi. Elle a fait l’exercice de se mettre en mode solution.»

«Il faut trouver un moyen de sortir la Maison Blanchette de cette situation embarrassante, mais stabiliser cette situation une pour toutes, ajoute l’élue, laquelle dit respecter le travail des bénévoles. Le conseil d’administration et la Ville de Québec ne veulent que ça.»

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins

  • l'Actuel - Haute-Saint-Charles, Les Rivieres
  • Charlesbourg Express - Charlesbourg, Québec
  • Beauport Express - Beauport, Québec

La question du net

  • «Participerez-vous aux activités entourant la présentation à Québec de la finale de la Coupe Vanier?»
  • Oui
  • Non