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Une fête qui vire en cauchemar

Lac-Saint-Charles se remet de la Fête Eau Lac

Luc Fournier par Luc Fournier
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Article mis en ligne le 31 août 2009 à 14:59
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Une fête qui vire en cauchemar
Une fête qui vire en cauchemar
Lac-Saint-Charles se remet de la Fête Eau Lac
La deuxième édition de la Fête Eau Lac, à Lac-Saint-Charles, a mal tourné samedi dernier, alors qu’un conducteur de carriole aux prises avec des poneys survoltés a perdu une jambe lors d’une embardée.
«Depuis samedi, c’est le cauchemar», avoue d’emblée Stéphane Plante, un des organisateurs de la fête de quartier. L’atmosphère, tout comme le ciel, s’est assombrie à l’heure du diner, alors que les deux poneys de Un poney dans ta cour pour ta fête se sont emballés. Deux hypothèses sont étudiées : alors qu’un enfant présent dans la carriole indique que certains encourageaient les poneys à avancer plus vite, un autre a suggéré que le vrombissement d’une voiture tout près, lors de son démarrage, aurait énervé les animaux.

Les enfants à bord, qui se sont ensuite tour à tour jetés de la carriole partie en trombe, ont été légèrement blessés. Deux d’entre eux ont été blessés plus sérieusement et un garçon qui a subi des dommages au coude a dû retourner à l’hôpital en début de semaine.

C’est toutefois le conducteur de la carriole qui a subi les blessures les plus importantes, alors qu’il s’est fait arracher la jambe au cours de l’embardée. La scène de l’accident en a d’ailleurs traumatisé plus d’un, enfants comme adultes. Heureusement, des gens sur place connaissaient les manoeuvres à faire dans ce genre de situation. «Ça aurait été vraiment problématique si personne n’avait su quoi faire», confirme Stéphane Plante.

L’homme perdant son sang très rapidement, les voisins qui s’étaient massés près de la scène de l’accident ont pu contenir l’effusion à l’aide d’un garrot de fortune, improvisé avec une rallonge électrique. Sans quoi l’homme y aurait perdu la vie.

Ce dernier était apparemment très calme, dans un état second. Pris de panique, d’autres témoins ont tout fait pour amasser le plus de glace possible pour protéger la jambe sectionnée. Il était toutefois trop tard. On a dû amputer ce qui restait de sa jambe juste au-dessus de l’endroit où avait été installé le garrot. Lundi, le conducteur de la carriole était encore sous haute médication. Une enquête de la CSST est en cours.

L’affaire a d’ailleurs fait les choux gras de certains médias. On a même dû entourer les enfants blessés pour empêcher les photographes de prendre des clichés de ces enfants choqués.

Pour le conseiller Jacques Teasdale, cela envoie le message clair que le service de premiers répondants qu’il tente d’instaurer à Lac-Saint-Charles doit être mis de l’avant. «Ça a pris environ 20 minutes avant qu’ils soient ici», estime le conseiller à propos des ambulanciers. Ceux qui interviennent dans ce district sont souvent postés au coin de la 41e rue et de la 1re avenue, pense le conseiller. «Si on fait une projection, [les premiers répondants auraient été] à trois minutes de là.» Le dossier est cependant «bloqué quelque part ». Le conseiller est à essayer de convaincre l’Agence de santé et de services sociaux du bien-fondé d’une telle escouade de premiers répondants.

Ce service n’aurait toutefois pu sauver la jambe de l’homme, ni empêcher les enfants d’être blessés.

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