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«À 100 ans, on peut faire une vie intéressante»

- Jeanne Fortier-Charpentier

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 27 août 2009 à 8:32
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«À 100 ans, on peut faire une vie intéressante»
Jeanne Fortier-Charpentier a célébré son 100e anniversaire le 23 août dernier. (Photo Nicolas Bégin)
«À 100 ans, on peut faire une vie intéressante»
- Jeanne Fortier-Charpentier
Une résidente de La Roseraie de Sainte-Foy a célébré un anniversaire très respectable le 23 août dernier, celui de son centenaire. Originaire de Scott en Beauce, Jeanne Fortier-Charpentier, en pleine forme, carbure au dynamisme.
Gâtée au cours de sa jeunesse, elle a étudié la science infirmière, pour ensuite œuvrer dans le métier pendant quelque temps. Veuve depuis plusieurs années, la centenaire a vécu sans avoir d’enfant. Elle a cependant voyagé aux quatre coins du monde. L’Inde, la Russie, le Japon, la Chine et l’Amérique du Sud font entre autres partie de sa liste de destinations. Elle garde d’ailleurs plusieurs souvenirs des ses périples dans son petit appartement du 4e étage.

Questionnée à savoir si elle réalisait son âge, Jeanne Fortier-Charpentier dit peu s’en soucier, préférant vivre au jour le jour. «Je n’y pense pas trop puisque je fais beaucoup de choses. Ça ne m’intéresse pas plus que ça. Je trouve qu’on peut avoir une vie intéressante, même à 100 ans. La plupart des gens ici regardent la télévision ou dorment... Je ne m’interroge pas sur mon âge. Je vais me lever demain matin sans y penser.»

En pleine forme, Mme Fortier-Charpentier se lève de son fauteuil d’un coup, démonstration effectuée devant l’auteur de ces lignes. «Je ne prends aucun médicament, mentionne-t-elle avec un brin de fierté. Je n’en ai pas besoin alors je n’en prends pas.»

Dans ses moments libres, Jeanne Fortier-Charpentier veille sur un autre résident, toujours infirmière dans l’âme. Fier de ses deux doctorats, celui-ci parle cinq langues. Il a entre autres enseigné la civilisation égyptienne à Paris pendant près de 10 ans.

«C’est un grand savant haïtien, dont le père était un avocat célèbre, explique la dame. Il a eu une tumeur cérébrale. Il a été opéré, mais l’opération a mal fonctionné. Il est paralysé, mais il marche.»

Elle l’aide notamment à se rendre à la salle à manger, s’assoie à sa table et lui propose des exercices intellectuels.

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