La pire crise économique depuis 1929 ravive un vieux débat d'idées
La crise économique et financière actuelle a ravivé un vieux débat que plusieurs croyaient clos. Après quelques décennies de domination des doctrines d'inspiration monétariste et d'utilisation de la politique monétaire comme principal outil pour lisser les cycles économiques, les gouvernements et certains spécialistes ont estimé que des politiques budgétaires expansionnistes étaient nécessaires afin de relancer les grandes économies de la planète.
Les mesures extraordinaires qui ont été nécessaires pour éviter le pire demeurent pour l'instant accompagnées de plusieurs craintes. Bien que celles-ci semblent toutes fondées, l'ampleur réelle des problèmes qui pourraient survenir dépend de plusieurs facteurs difficiles à prévoir comme la vitesse et la facilité avec laquelle les banques centrales pourront dénouer leurs interventions ou encore la réponse des agents économiques aux plans de stimulation économique.
Somme toute, le problème de l'endettement public élevé semble inévitable, et il est donc le plus susceptible d'affecter négativement la croissance économique au cours des années à venir. Il apparaît très probable qu'une fois la crise passée, la politique monétaire basée sur l'ajustement des taux d'intérêt et sur une cible d'inflation basse, stable et prévisible sera encore préférée à toute autre mesure.
Cette approche a fait ses preuves, et son manque d'efficacité pour endiguer seule la crise actuelle n'est pas suffisant pour la remettre en question, d'autant plus que les circonstances demeurent exceptionnelles.
* (Source : Point de vue économique Desjardins)