Jean Soulard, dans son jardin du Château Frontenac.
Rencontre privilégiée avec Jean Soulard
Il y a des moments où on a l’impression que le temps s’arrête. C'est ce qui s'est produit lors d'une récente rencontre tant espérée avec le chef Jean Soulard, dans les cuisines et son jardin du Château Frontenac.
Mesdames, je le confirme, Jean Soulard est charmant. Rien à voir avec le stéréotype du chef cuisinier macho, impatient, gueulard et terrorisant. L'homme est calme et sa voix douce et basse se fait rassurante. Son secret? Le jogging, le jardinage et l'apiculture évacuent son stress.
Interrogé sur l'art de manger santé, il soupire et faut une pause. Le souvenir revient de sa mère qui lui annonce, en 1991, que son père, atteint d’un cancer du côlon, ne va pas bien. Ça le bouleverse tant qu’il décide d’écrire un livre (son premier d’une série de sept) intitulé La santé dans les grands plats.
Le titre de son deuxième livre L’équilibre reflète sa philosophie actuelle. La variété dans l’alimentation sans abuser. Mais il s’empresse d’ajouter que les clients du Château viennent chercher du bonheur avant tout.
À vos chaudrons!
Jean Soulard comprend mal que malgré l'abondance d'information et de produits, les gens cuisinent moins. Il ajoute qu’il y a une génération perdue. Toutefois, il se réjouit que des jeunes de 15 à 20 ans suivent des cours de cuisine. Il y a de l’espoir.
* (Collaboration spéciale Anne Gagné, nutritionniste)