Anne Beaulieu
«Il y a d’autres dossiers importants que nous aurons à traiter avec la Ville de Montréal»
- Anne Beaulieu
À la tête de l’opposition, Anne Beaulieu déplore le ton du maire utilisé lors de la guerre entre les FrancoFolies et le Festival d’été de Québec. Des propos qui baignaient dans la diffamation à un certain moment, croit-elle.
Selon la conseillère du Vieux-Limoilou, Régis Labeaume freine le dossier plutôt que de le faire avancer. Le maire doit en outre apprendre à s’excuser puisque sa façon de faire risque de conduire à de graves conséquences, ajoute-t-elle.
En bonne joueuse, elle donne raison à son vis-à-vis d’avoir rugi une première fois dans ce dossier. «Quand on utilise toujours le ton de la colère, on crée une bataille médiatique, affirme Mme Beaulieu. Quand on fait trop de battage médiatique, on finit par s’enfermer et on ne veut plus en parler. Il faut continuer de suivre le dossier. Si les FrancoFolies changent leur date, il ne faut pas que Québec soit perdante d’une façon ou d’une autre.»
À son avis, le maire doit modérer ses déclarations puisque la Ville de Québec devra encore travailler en compagnie de la Ville de Montréal dans le futur.
«Quand on tire sur tout ce qui bouge… Les gens sont des personnes humaines. Il y a d’autres dossiers importants que nous aurons à traiter avec la Ville de Montréal. Le maire veut un TGV, mais Montréal est un acteur important dans ce dossier.»
Une question d’affaires
Régis Labeaume reconnaît et accepte d’entrée de jeu le «régime de concurrence» dans lequel Québec se situe. Toute cette sage bat son plein pour une question d’affaires, pense-t-il.
«On refuse cependant de cautionner un joueur subventionné par les deux gouvernements comme les FrancoFolies, un événement géré par l’entreprise privée Spectra, qui unilatéralement choisit de changer les règles du jeu à son avantage alors qu’il gère l’argent de nos poches et de nos taxes. On ne l’accepte pas.»
Le maire refuse de croire qu’un homme de la trempe d’Alain Simard, président de Spectra, va modifier tous les festivals de la chanson francophone en province. «Il va passer la gratte complètement. Il ne restera rien pour les autres.»
«À partir du moment où on laisse aller une partie de la mission du Festival d’été, je pense qu’il perd de sa personnalité.»
Régis Labeaume n'entend aucunement s'excuser dans ce dossier.
Pour tout savoir au sujet de la saga des festivals entre Montréal et Québec, on peut lire le texte
La guerre des festivals est lancée au
www.quebechebdo.com et
Le Festival d’été de Québec s’oppose à la tenue des FrancoFolies en juin au
www.quebechebdo.com sur Internet.