L'inflation annuelle atteint son plus faible niveau depuis 1950 aux États-Unis
L’inflation mensuelle a évolué comme prévu en juillet, confirmant que les pressions inflationnistes restent largement contenues aux États-Unis. L’indice total est demeuré inchangé.
Les prix des vêtements (0,6 %), du transport (0,2 %), des soins de santé (0,2 %) et des autres services (0,8 %) ont augmenté. Toutefois, cela a été contrebalancé par des diminutions au sein des secteurs de l’habitation (-0,2 %), de l’alimentation (-0,2 %) et de l’énergie (-0,4 %). Par conséquent, l’indice de base (qui exclut les aliments et l’énergie) a connu une hausse de 0,1 %.
La tenue de l’inflation est une bonne nouvelle et devrait permettre aux taux d’intérêt de demeurer faibles sur une longue période. Même si les résultats du mois d’août montreront que les prix de l’énergie ont vraisemblablement remonté, les pressions inflationnistes sous-jacentes à l’économie américaine restent excessivement faibles. Le marché de l’emploi continue à se détériorer, la croissance des revenus diminue et l’économie est aux prises avec une importante capacité excédentaire de production.
En fait, sur une base annuelle, la déflation s’est même accélérée, les effets de la baisse des prix de l’énergie en juillet (rappelons que les prix du pétrole avaient atteint un record de 147 $ US le baril à pareille date l’an dernier) poussant la variation de l’IPC total à -2,1 %, soit le plus faible résultat jamais enregistré depuis 1950. Pendant ce temps, la désinflation de l’indice de base se poursuit. À 1,5 %, le taux est à son plus faible niveau depuis 2004.
Ce rapport économique devrait permettre de calmer en partie les craintes des détracteurs de l’inflation. La déflation de l’indice total devrait être renversée d’ici la fin de l’année en raison de la hausse des prix des matières premières. Toutefois, la faiblesse des salaires et les effets retardés du cycle économique sur les coûts des loyers, une composante importante de l’indice de base, font que les hausses de taux directeurs anticipées par le marché sont nettement prématurées.
Faits saillants
• L’indice des prix à la consommation (IPC) est demeuré inchangé en juillet, après une hausse de 0,7 % en juin.
• L’IPC excluant les aliments et l’énergie a connu une augmentation de 0,1 %, soit un léger ralentissement par rapport au gain de 0,2 % enregistré au cours du mois précédent.
• Sur une base annuelle, la déflation s’est creusée davantage en juillet, la variation de l’IPC total passant de -1,4 % en juin à -2,1 % en juillet. L’indice de base continue à ralentir, soit de 1,7 % à 1,5 %.
* (Source : Études économiques Desjardins)