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Rétablir les faits sur le changement de dates des Francopholies à Montréal

Article mis en ligne le 12 août 2009 à 6:55
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Rétablir les faits sur le changement de dates des Francopholies à Montréal
À la suite de la sortie du maire de Québec, Régis Labeaume, où visiblement ses propos ont excédé sa pensée, nous souhaitons rétablir les faits.

D’entrée de jeu, rappelons que Les FrancoFolies de Montréal sont un organisme à but non lucratif, créé il y a 21 ans par Alain Simard, Guy Latraverse et Jean-Louis Foulquier dans le but de promouvoir la chanson d’expression française, de favoriser sa diffusion et de stimuler la circulation des artistes de toute la francophonie. Cet événement vise en effet à soutenir la défense de la chanson francophone, de l’identité culturelle et de l’intégration des communautés dans une Montréal où plus de 50 % des ménages ne parlent pas le français à la maison. L’événement a aussi pour mission de contribuer à la qualité de vie des Montréalais, à la notoriété internationale de leur ville et à son développement culturel, économique et touristique.
Code d’éthique rigoureux
La maîtrise d’œuvre des FrancoFolies de Montréal est réalisée par L'Équipe Spectra, qui ne peut en aucune façon participer aux éventuels profits de l’événement. Selon une étude indépendante réalisée pour le compte de la SODEC, cette association avec L’Équipe Spectra permet aux FrancoFolies de bénéficier d’économie d’échelles substantielles, partageant certaines dépenses de production avec d’autres organismes liés au groupe.

Chacune des transactions qui sont conclues entre les entreprises sans but lucratif et L’Équipe Spectra est distinctement documentée dans leurs états financiers – qui sont remis annuellement à chaque partenaire gouvernemental pour s’assurer du bon usage du financement accordé – et régie par un code d’éthique rigoureux, approuvé par les gouvernements, et maintes fois cité en exemple. Ces règles strictes permettent d’encadrer la pratique de gestion et d’éviter toute possibilité ou apparence de conflit d’intérêts.

L’application de ce code déontologique assure également aux FrancoFolies d’être les uniques bénéficiaires de l’intégralité de leurs subventions et autres contributions publiques sans lesquelles elles ne pourraient présenter des centaines de spectacles gratuits qui apportent des retombées bénéfiques à toute la communauté.

Ainsi, L’Équipe Spectra ne reçoit aucune subvention liée aux FrancoFolies de Montréal. Tel que l’atteste la firme Raymond Chabot Grant Thornton : « […] la décision de rapprocher la date de l’événement de celle du Festival International de Jazz de Montréal permettra des économies de coûts de montage et de démontage des scènes et des aires extérieures, qui bénéficieront exclusivement aux FrancoFolies de Montréal et au Festival International de Jazz de Montréal. »
Raisons du changement de dates
La situation et les objectifs des festivals ont beaucoup évolué, tant à Montréal qu’à Québec, depuis que M. Labeaume était président du Festival d’été de Québec, dont la mission et le budget ont remarquablement élargi. Le changement de dates des FrancoFolies de Montréal a été fait en raison de trois objectifs majeurs : assurer la pérennité des FrancoFolies, maximiser l’utilisation du Quartier des spectacles et de la nouvelle Place des Festivals par les citoyens et favoriser, avec l’appui renouvelé des gouvernements, de la Ville de Montréal et du milieu touristique, le développement d’une saison festivalière forte et étendue à compter du début juin.

Il est impossible de maintenir la séquence des grands événements festivaliers montréalais sur les places publiques du Quartier des spectacles dans lesquelles les gouvernements ont investi quelque 147 millions. Est-ce que les opposants à ce changement de dates des FrancoFolies de Montréal ont d’autres propositions pour permettre notamment la présentation du plus grand festival d’humour au monde de se tenir sur ces magnifiques espaces publics créés expressément pour les festivals?

Rappelons également que si Les FrancoFolies présentent chaque année une soixantaine de spectacles en salle, elles en offrent le triple gratuitement, soit 180, sur leurs scènes extérieures, sans compter toutes les activités gratuites pour enfants, tout au long de l’événement. Pour cette dernière édition, les FrancoFolies ont eu un budget d’opération de 10,2 M$, dont 36,43 % provenant de subventions publiques et 44,42 % de commandites privées.
Déficit avéré
Une étude indépendante effectuée par la firme Deloitte pour le compte du ministère du Tourisme du Québec chiffrait le manque à gagner annuel des FrancoFolies dans une fourchette entre 400 000 $ et 600 000 $ lorsqu’elles se tiennent en août plutôt qu’en juin. Notons que le déficit accumulé des FrancoFolies, qui s’était entièrement résorbé lorsqu’elles s’étaient tenues en juin 2006, a replongé depuis sous la barre du demi-million de dollars.
Collaboration essentielle entre les festivals
Le temps est venu pour les différents festivals qui reçoivent des appuis massifs des gouvernements de collaborer, dans l’intérêt de tous, ce qui serait profitable à tous, que ce soit par exemple pour l’utilisation des espaces et des équipements quand c’est possible ou pour séduire les artistes étrangers et les attirer à nos événements. Nous tendons aujourd'hui la main au Festival d’été de Québec pour collaborer sur des bases nouvelles : nos gouvernements ont récemment investi des dizaines de millions pour permettre la croissance de nos grands événements afin qu'ils servent de locomotive pour le développement culturel et économique du Québec. Aussi, travaillons ensemble au développement de nos programmations pour qu’elles soient riches et diversifiées et pour être plus concurrentiel sur le plan international.

Comme le mentionnait Alain Simard, président et fondateur des FrancoFolies de Montréal : « J'ai eu récemment plusieurs conversations et échanges de courriels avec Daniel Gélinas. Encore ce lundi, deux fois plutôt qu'une, je lui ai garanti que nous ne demanderions aucune exclusivité aux artistes vis-à-vis Québec et je lui ai offert notre entière collaboration pour minimiser tout inconvénient, développer une complicité de nos équipes de programmation et même faire des publicités touristiques conjointes. De même, nous avons pris de tels engagements formels à l’égard des organisateurs de la Fête nationale.»

Il est de notre avis qu’il n'est pas le moment de gaspiller nos énergies à se chicaner sur la place publique, mais plutôt l'occasion de se serrer les coudes pour faire face ensemble à la concurrence étrangère par une programmation créative toute québécoise!
Source : Les FrancoFolies de Montréal

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