À deux mains sur le volant
Neuf mois seulement après sa réélection, les 2 mains sur le volant de la Lexus de l'État du Québec, notre Premier ministre songe à augmenter les taxes et les services. Pour annoncer la mauvaise nouvelle, il utilise les jeunes de sa formation politique. Il annonce la nouvelle, à une population durement appauvrie par les déboires de la Caisse. Et lorsque ça n'a pas suffit, il y a eu les bandits des grands chemins, qui après avoir détroussés leurs victimes, en les invitant à rêver à des Paradis fiscaux, retrouvent leur Liberté après avoir purgés le sixième de leur peine. Où est le chauffeur, on ne voit pas de mains sur le volant?
La table est mise, parce que pour payer davantage, un peuple appauvrit devra économiser quelque part. Où? Pourquoi construire de nouveqaux barrages et endetter davantage le peuple, alors qu'il suffirait d'établir un programme de conversion des systèmes de chauffage électrique pour l'option de la géothermie, entraînant des économies de 70% sur la partie chauffage de la facture d'Hydro-Québec. Si le client économise l'électricité du chauffage, Hydro-Québec n'a plus besoin de construire de barrages pour répondre à quelques jours de grands froids. Le beau dans la géothermie, les emplois ne sont pas concentrés dans deux ou trois villages de la Cote Nord, mais dans toutes les communautés du Québec. Est-ce que les maires vont refuser cette opportunité, en période de chômage dans toutes les municipalités du Québec?
De plus, à chaque année, les Québécois dépensent 17G$ de carburant pour faire rouler leur voiture. Avec les économies réalisées en éliminant le chauffage à l'électricité, pour l'option créatrice d'emplois que constitue l'option géothermique, les Québécois rouleront en voiture électrique, récupérant ainsi, les dollars qui serviront à payer plus de taxes et la facture grandissante pour les services. Les jeunes libéraux ont manqué d'imagination et ils ont dépensé inutilement leur temps, les 7, 8 et 9 août dernier, dans les Laurentides. Tout au plus, ils se seront payés des vacances, qui risque de coûter cher aux passagers que nous sommes, si on ne tappe pas sur les doigts du chauffeur, au prochain feu rouge.
André Mainguy, Longueuil