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Regard neutre sur un vaste milieu méconnu

Publication du livre L’industrie de la pêche et de l’aquaculture

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 10 août 2009 à 9:00
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Regard neutre sur un vaste milieu méconnu
L’auteur fidéen Gérard-B. Martin présente le résultat de plus de 20 ans de travail. (Photo Nicolas Bégin)
Regard neutre sur un vaste milieu méconnu
Publication du livre L’industrie de la pêche et de l’aquaculture
Si certains raffolent du poisson et des fruits de mer, d’autres ont un haut-le-cœur juste à l’idée d’y penser ou d’y goûter. Qu’importe, un univers méconnu se cache derrière l’arrivée à l’assiette : l’industrie de la pêche et l’aquaculture. Ancien doyen à l’Université Laval, le Gérard-B. Martin propose un éclaircissement neutre sur ce domaine «complexe».
Professeur, directeur de département, vice-doyen et doyen, le Fidéen a passé 35 de sa vie à la Faculté de l’agriculture et de l’alimentation. Auteur de L’Homme et ses aliments dans la décennie 1990, il a pris part au cours de sa carrière à la «réorganisation de l’enseignement agronomique» dans certains pays en voie de développement. Pensons notamment à Haïti et au Rwanda. Fin de la présentation.

Parmi les plus vieilles activités humaines, la pêche a grandement évolué au fil des siècles dans certaines régions du monde, d’où l’utilité croit-il de publier L’industrie de la pêche et de l’aquaculture.

«Mon objectif était d’abord d’instruire le grand public sur la pêche commerciale et l’aquaculture. Je ne touche à peu près pas à la pêche sportive.»

Le contenu se veut à la fois avancé pour les gens avertis et accessible pour les lecteurs soucieux d’en savoir davantage. «J’ai traité de tous les aspects de la pêche, depuis les notions d’océanographie.»

À travers 14 chapitres, on y en apprend davantage au sujet des engins de pêche, des crustacés, des mollusques, de l’importance des courants et bien d’autres aspects. «Les gens mangent du poisson, mais ne savent pas comment il est transformé.»

Gérard-B. Martin affirme avoir consacré environ 10 000 heures à la recherche d’informations et à la rédaction de son livre. Il a amorcé son projet il y a 20-25 ans, pour accentuer ses efforts sitôt l’heure de la retraite sonnée.

L’auteur informe sans se mouiller. Au fil des quelque 700 pages de son livre, il s’abstient de commenter, de critique ou de proposer des solutions pour changer le monde.

«Je ne me prononce pas, mais j’explique les notions de base pour permettre aux gens de bien comprendre ce qui se passe aujourd’hui.»

«Un de mes objectifs était finalement de montrer qu’on ne connaît pas grand-chose là-dedans.»

Selon lui, la gestion du domaine halieutique, c’est-à-dire qui concerne la pêche, représente une grande complexité.

«Par exemple, s’il y a une surpêche à un endroit, ça peut menacer les autres espèces... La situation est pire que dans la forêt. Certains stocks sont presque disparus à 90%, comme la morue ou le thon. On doit avoir une prise de conscience publique et de la part des politiciens pour favoriser la recherche et le développement. On est encore aux premiers balbutiements en compréhension de la mer.»

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