Les projets se bousculent pour Pascale Racine qui souhaite trouver un agent, se produire en concert et sortir un album. (Photo Thaïs Martel)
Le Festival d’opéra de Québec, une bénédiction pour Pascale Racine
La chanteuse lyrique Pascale Racine avait fixé la barre haute à sa sortie du Conservatoire de musique de Québec il y a déjà quelques années en affirmant vouloir démocratiser l’opéra pour le faire apprécier d’un large public. Pourtant, la soprano s’approche de son objectif avec la création d’un nouveau festival international d’opéra à Québec, un événement qui pourrait bien avoir des conséquences majeures sur sa carrière.
Le projet, initié par l’Opéra de Québec et annoncé récemment par la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine Christine St-Pierre et le maire de Québec Régis Labeaume, enchante la jeune soprano. «Le Festival d’opéra, c’est vraiment une bonne nouvelle. Je suis très contente pour moi, mais aussi pour la ville de Québec qui est vraiment dynamique depuis le 400e. Ça va rendre le genre beaucoup plus accessible pour le grand public», assure la résidente du quartier Montcalm.
Même si Pascale Racine n’a pas d’engagement en lien avec le futur Festival d’opéra de Québec pour le moment, elle est persuadée que son style bien particulier convient parfaitement à l’événement. D’autant plus que l’Opéra de Québec dit souhaiter offrir au grand public une image renouvelée de l’art lyrique avec ce festival. «Je me démarque des autres chanteurs classiques. Je ne suis pas austère, j’aime les choses qui brillent et je n’ai pas peur d’essayer des trucs nouveaux, le genre de chose qui pourrait parfaitement convenir à un festival d’opéra», lance la blonde artiste.
Par exemple, la jeune femme imagine un concert interactif, léger et champêtre avec des extraits de Puccini et de Rossini, son compositeur de prédilection qui met en valeur son agilité vocale. Elle aimerait aussi interpréter Somertime de l'opéra Porgy and Bess de Gershwin, un hit jazzé qui demande en effet une certaine audace puisque le rôle est à l’origine conçu pour une chanteuse noire.
Pourquoi l’opéra?
La menue chanteuse n’a rien des imposantes cantatrices qui viennent à l’esprit quand on pense opéra. Pourtant, Pascale Racine considère l’opéra et le chant classique comme des choix tout naturels pour elle. «J’ai toujours fait de l’opéra. Jeune, quand j’allais voir des concerts classiques, je trouvais la voix si belle!», explique-t-elle. Si elle aime bien écouter de la musique pop à l’occasion, il n’est pas question pour la chanteuse de s’y adonner. «J’aurais l’impression de ne pas me servir de ma voix si je faisais de la pop.»
Le chant classique demande beaucoup de technique et une recherche de perfectionnement constant. «La technique, c’est un travail passionnant qui n’est jamais terminé», soutient la soprano. Elle revient d'ailleurs d’un voyage de perfectionnement en Allemagne qu’elle a pu s’offrir grâce à une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec, une expérience qu’elle a adorée.
Il reste que Pascale est lucide : il lui sera bien difficile de faire carrière à Québec, malgré des projets comme le Festival d’opéra. «Je respecte les artistes qui ont choisi de faire un peu de tout, de se diversifier pour rester à Québec, mais moi je me suis spécialisée en chant classique alors je suis prête à faire carrière partout, tant que je reviens de temps en temps à Québec, mon port d’attache.
Guy Godin
Commentaire mis en ligne le 18 août 2009avez vous les dates de ce festival d'Opéra en 2010?