Bien qu’il semble désert à certains endroits, le campus de l’Université Laval reçoit beaucoup de gens pendant l’été. (Photos Luc Fournier)
L’Université Laval pendant l’été : Éléphant blanc ou fourmilière d’activités?
Avec environ 40 000 étudiants pendant l’année scolaire, le campus de l’Université Laval prend des allures de petite ville. Mais l’été venu, qu’en est-il de cette institution? Ce qu’on y trouve pendant l’hiver se transforme et une tout autre clientèle investit les lieux.
Tandis que les étudiants venus des régions repartent dans leur coin de pays, des gens de diverses communautés culturelles intègrent l’Université Laval. Et on ne chôme pas sur le campus, puisque 400 cours y sont donnés. Certains cours ont même lieu à Percé, face au Rocher Percé!
Mais sur les terrains de Sainte-Foy-Sillery, c’est tout de même près de 17 000 inscriptions qui sont enregistrées. L’école des langues vivantes est particulièrement active. Celle-ci offre des cours de perfectionnement en enseignement du français langue étrangère pour des professeurs en provenance de l’Amérique latine, des États-Unis et du Canada anglais.
Différents camps en langue sont aussi offerts aux jeunes. Du 1er juillet au 3 août, 284 jeunes de 14 à 17 ans de différents coins des Amériques suivent un camp concocté par le Collège Saint-Charles Garnier.
Les Camps Shad Valley offrent quant à eux des programmes bilingues en sciences, technologies et entrepreneuriat pour une cinquantaine de jeunes.
À l’entrée nord du campus, le Peps se refait une beauté. Des travaux y sont effectués à l’entrée, dans le stationnement et même sur le terrain de football, qu’on prépare pour la nouvelle cuvée du Rouge et Or. Le pavage est aussi refait dans d’autres secteurs, comme au pavillon Louis-Jacques-Casault.
Dans ce dernier pavillon, on peut encore y entendre violons et trompettes, les étudiants en musique s’y pratiquant en vue de la prochaine session.
À l’intérieur du Peps, des jeunes sportifs jouent au hockey, au basketball ou nagent dans la piscine. Différents camps sportifs mettent ainsi de la vie dans ces gymnases sur ces glaces. Des jeunes qui feront peut-être partie des équipes de l’université dans un avenir pas si lointain, qui sait?
Au Jardin botanique Roger-Van den Hende, face à Place Sainte-Foy, les étudiants en botanique et les employés s’affairent dans les serres de haute performance.
Un hôtel à bon prix
Dans un autre coin du campus, dans les pavillons H.-Biermans-L.-Moraud et Alphonse-Marie-Parent, certains résidents laissent place aux touristes. Ces résidences partiellement transformées en gîte, les visiteurs de passage dans la capitale peuvent bénéficier d’un loyer modique de mai à août. Sur 2400 chambres, plus de 850 sont destinées à l’hôtellerie. Près de 600 étudiants demeurent dans ces résidences à l’année, et quelque 250 travailleurs saisonniers y passent l’été. Le reste des chambres est occupé par les participants aux multiples camps, ainsi qu’aux stagiaires de l’université.
L’endroit semble très populaire en particulier pour la clientèle ontarienne et néo-brunswickoise, à en juger par les plaques d’immatriculation des voitures qui y sont stationnées.
Pour le volet hôtellerie, le taux d’occupation se maintient entre 55 et 70%, le concept étant encore peu connu. En haute saison, comme en ce moment, les tarifs varient entre 40 $ et 66 $.