Jonathan Roy a découvert une nouvelle passion : celle de la scène.
Jonathan Roy vit un rêve
Après un passage dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec où plusieurs voyaient en lui la continuité de son illustre père, Jonathan Roy fait maintenant écarquiller les yeux sur scène, fort de son premier album intitulé What I've become.
«Monter sur scène fréquemment est un rêve qui se réalise pour moi. Il y a maintenant environ deux mois et c'est toujours la même sensation, j'adore ça. Les spectacles, le public, les nouveaux lieux et les artistes que je commence à connaitre, c'est vraiment spécial. J'ai fait un spectacle au Virgin Festival de Montréal sur la même scène que les Black Eyed Peas et les New kids on the block. C'est vraiment trippant, car ce sont des gens que j'admire énormément. Comme tout le monde, j'espère atteindre ce niveau un jour. Ça me pousse à me surpasser soir après soir», raconte-t-il.
Son premier album, entièrement en anglais, comprend 13 pièces d'une influence folk, blues et rock. Quelques chansons ont également une touche électronique.
«Ce sont toutes des compositions, des choses qui sont arrivées dans ma vie et qui m'ont affecté. J'ai mis mes émotions sur papier, alors c'est un album un peu plus down. Mon deuxième sera plus pop, plus joyeux. Je compose une chanson en environ 10 minutes. Je suis très rapide là-dedans, alors j'en ai écrit tout près de 100 et j'ai gardé les meilleures pour mon album. Je compose les paroles, je fais une maquette sonore et j'entre en studio avec les musiciens.»
Pour assouvir cette nouvelle passion, celui qui a tenté une expérience de musique hip-hop l'an dernier a dû mettre une croix sur les études.
«Ce n'était réellement pas facile de trouver du temps pour jouer au hockey, étudier et travailler sur mon album. J'ai donc été voir mon entraîneur (Patrick Roy) et lui ai demandé si c'était possible de faire de la musique plutôt qu'aller à l'école. Évidemment, l'équipe ne pouvait pas mettre d'argent sur mon projet, car elle ne paie que les études. Alors, c'est sûr que ça été moins facile. J'ai dû trouver l'argent nécessaire pour enregistrer mon album. J'ai trouvé un producteur qui était intéressé à investir et à tenter l'aventure avec moi», a-t-il poursuivi.
Bien que l'aventure en question soit toute récente, Jonathan Roy commence déjà à récolter les fruits du succès avec son tout premier extrait radio Lies.
«C'est très satisfaisant. Ce n'est plus un simple extrait radio, c'est rendu un hit. C'est dans le Top10 anglophone de CKOI, ça swing dans le 6@6 à Montréal. Là-bas, ça marche énormément. À Québec, ça commence à tourner. Le réseau Énergie c'est beaucoup plus gros et ça prend plus de temps à percer. C'est plaisant de voir les gens chanter mes chansons lorsque je fais des spectacles. 15 000 personnes qui chantent Lies, ça donne des frissons. J'ai eu la chance de vivre ça à la fête du Canada à Québec. De toute façon, qu'il y aille 100 000, 15 000, 2000 ou 500 personnes, je serai toujours le même sur scène. Une grande foule amène une grande énergie, mais une petite foule amène une atmosphère intime», a-t-il conclu.