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Du pareil au même sur les routes québécoises

Frédérick Masson par Frédérick Masson
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Article mis en ligne le 24 juillet 2009 à 6:10
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Du pareil au même sur les routes québécoises
À peine sommes-nous à mi-chemin des fameuses vacances de la construction que déjà, les décès se succèdent sur les routes du Québec. Au moment d'écrire ces lignes, la dernière victime en lice était une femme de 39 ans, originaire de Dolbeau-Mistassini, laquelle a perdu la vie sur la route 175 dans un carambolage qui aurait été causé par un jeune émule de Jacques Villeneuve tentant une manœuvre de dépassement périlleuse.
À bord de sa Mazda 3, le présumé fautif souhaitait, au dire de plusieurs témoins, gagner quelques secondes. Au bout du compte, il aura plutôt fauché une vie, fait quatre autres blessés dont un bébé, bousillé la journée de plusieurs automobilistes en raison de la fermeture de la route pendant près de quatre heures, et été quitte pour un séjour à l'hôpital. Il n'est également pas exclu que des accusations soient portées contre lui.

Une tragédie comme celle-ci n'est pas sans soulever l'ire de plusieurs, notamment quant à la sécurité sur les routes du Québec. Une présence policière trop discrète - souvent faute d'effectifs -, des artères vétustes, ainsi que des conducteurs trop jeunes et souvent inexpérimentés sont les ingrédients de base d'un cocktail explosif qui finit trop régulièrement en manchettes des bulletins de nouvelles et à la Une des journaux du lendemain.

Chaque année, le gouvernement investit à grands frais dans des campagnes publicitaires rappelant les dangers inhérents à la vitesse. À coups répétés de 30 secondes de tôle froissée, de gyrophares et de larmes, il tente de mettre du plomb dans la tête de ceux qui, dans leur «vroum vroum», mettent en danger la vie d'autrui.

On dit de ces messages qu'ils sont de plus en plus chocs. Pourtant, semble que rien n'y fasse. Les plus optimistes diront que le nombre de décès tend à diminuer d'une année à l'autre. Mais le fait est que selon des chiffres de la Société d'assurance automobile du Québec, les vies perdues sur les routes sont passées de 23 en 2007 à 41 en 2008.

Et surtout, ne me parlez pas des radars photo. Des appareils annoncés des mètres à l'avance question de permettre aux coureurs automobiles en herbe de mettre le pied sur le frein le temps de passer la zone dangereuse, avant d'accélérer de plus belle. Qui plus est, la période «probatoire» n'a eu pour effet que de favoriser les excès de vitesse intentionnels, plusieurs profitant du délai pour tester la vitesse maximale permise. Et je passe outre ici les frais engendrés par l'envoi d'avertissements bidons qui, faute de se retrouver dans le bac de recyclage, permettront aux «plus meilleurs» de faire part de leur exploit à leur compatriotes.

Pendant que les grands penseurs se penchent sur des dossiers aussi importants que l'utilisation du téléphone cellulaire au volant et le virage à droite au feu rouge, un fait demeure : c'est la vitesse qui se veut la cause principale des accidents sur les routes québécoises. Une vitesse qui est le résultat de comportements humains douteux que ni une publicité ni un cours de conduite ne peuvent modifier. Comme le disent plusieurs, c'est entre les deux oreilles que ça se passe. Et entre ces «fameuses» oreilles, certains semblent n'avoir que du Jell-O…

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Florian Thivierge

Commentaire mis en ligne le 25 juillet 2009
Vous écrivez " Une présence policière trop discrète - souvent faute d'effectifs." Il est facile de toujours invoquer avec le manque d'effectifs et d'oublier les payeurs de taxes, d'impôts et l'endettement de la province.Vérifions si nos policiers sont bien utilisés. Circulez à chaque jours sur le boulevard Hamel entre Jean Gauvin et Duplessis (environ 3 km) et vous verrez au moins 1 auto-patrouille et souvent 2 sur cette route à 4 voies et limitée à 50 km/hr. Peut-être devrions-nous transférer ces policiers à la SQ pour patrouiller ds le Parc des Laurentides ou ils seraient plus utile, mais ce serait aussi plus exigeant.

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