Arbres sacrifiés pour un supermarché Metro
Metro Inc., propriétaire des épiceries du même nom, se targue d’avoir une politique environnementale depuis 1998 et indique «… qu’il est de son devoir de respecter et de promouvoir l’environnement.» Ça, c’est la théorie; la pratique est malheureusement très différente, du moins à L’Ancienne-Lorette.
En effet, ses entrepreneurs ont coupé il y a quelques jours, une dizaine d’arbres magnifiques le long de la rue Notre-Dame pour faire place au nouveau marché Metro.
Ces arbres, à tout au plus 4 ou 5 pieds de la chaîne de rue, ne nuisaient nullement à la nouvelle construction, bien au contraire. Ils auraient embelli une ville qui en a bien besoin par endroit.
Pourquoi les a-t-on coupés alors? Pour faire place aux entrées du futur stationnement selon la responsable de l’urbanisme de la Ville. Comme il y a avait une dizaine d’arbres répartis sur une distance d’environ 300 pieds, il aurait été facile de les contourner. L’argument ne tient pas!
Parce que couper coûte moins cher? Fort probable. Je me demande si Metro aurait fait un tel saccage dans une ville plus huppée? J’en doute. Ou dans une ville dotée d’un « Plan vert ». Non! À L’Ancienne-Lorette, il n’y a pas de politique de plantation d’arbres, il n’y a pas de Plan vert, il n’y a pas de préoccupation à l’égard des arbres comme il a été possible de le constater avec le dossier du nouvel aréna, il n’y ni compétence ni conscience environnementale point!
Et Metro s’en est donc donné à cœur joie. Les arbres, au-delà de leur aspect décoratif, sont les poumons de la terre; ils filtrent l’air pollué (en moyenne, 110 arbres retireront 1 tonne de CO2 de l’atmosphère par année selon Arbres Canada), produisent de l’oxygène, aident à réduire les niveaux d’ozone dans les villes, assourdissent les bruits, réduisent l’écoulement des eaux de pluie entre autres.
Les problèmes de l’environnement sont causés par l’ignorance, la cupidité et la bêtise. Et Métro, de par sa notoriété, pourrait et devrait être un joueur proactif. Metro et ses dirigeants ont plutôt choisis de se donner une image de bon citoyen corporatif et en sourdine, comptabiliser les coûts immédiats, sans aucune préoccupation pour l’environnement, pour les générations à venir! Je ne vois pas pourquoi dans un tel contexte je les encouragerais.
Pierre-Paul Grondin, L'Ancienne-Lorette