Les investissements faits par le gouvernement du Québec dans les chantiers routiers contribue à la bonne santé de l’industrie de la construction. (Photos Luc Fournier)
Les travailleurs de la construction partent en vacances l'âme en paix
Le secteur du génie civil et de la voirie bat des records
Qui a dit que l’industrie de la construction souffrirait de la déroute de l’économie cette année? Car il n’en est rien, selon la Commission de la construction du Québec (CCQ) qui dresse un bilan plus que positif de la première moitié de 2009, à la veille des vacances de la construction.
En 2009, environ 14 G$ seront dépensés au Québec dans les travaux de génie civil et de voirie, le secteur le plus en santé de l’industrie. Un record qui dépasse même, en dollars constants, les niveaux qu’a connus le Québec dans les années 70. Selon le député de Lévis, Gilles Lehouillier, «il s’agit de la deuxième meilleure année en 32 ans».
Cette lancée de l’industrie de la construction est imputable aux investissements majeurs faits par le gouvernement du Québec, qui s’élèvent à 42 G$ pour les cinq prochaines années.
Les nombreux chantiers routiers sont centraux dans ces investissements. Pour la région de la Capitale-Nationale, la réfection des routes représente plus de 369 M$ pour 2009-2010 seulement.
Selon les prévisions de la CCQ, le volume de travail se maintiendra à 21,6 millions d’heures.
Toutefois, tout n’est pas rose dans l’industrie. Le secteur du bâtiment industriel vit un creux. Les heures travaillées dans ce secteur reculent de 54%.
Dans le secteur résidentiel, on prévoit construire environ 40 000 unités de logement cette année. «C’est encore pas mal bon», selon André Ménard, pdg de la CCQ. Ce dernier s’est d’ailleurs dit prêt à emboîter le pas dans le dossier du Plan nord que chérit le premier ministre Charest. «On prépare l’avenir. On prépare le nord», de clamer, enthousiaste, M. Ménard.
Le recrutement de nouvelle main-d'œuvre demeure préoccupant. Le Centre national de conduite d’engins de chantier, situé à Lévis, forme actuellement 112 élèves… dont 9 femmes. Le directeur adjoint de l’endroit, Luc Perron, n’a pas caché son enthousiasme face à la venue de cette nouvelle main-d'œuvre qui plonge tête baissée dans l’univers des métiers non traditionnels.