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Syndicalisation des employés de Starbucks à Sainte-Foy : David contre Goliath

Article mis en ligne le 14 juillet 2009 à 14:47
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Syndicalisation des employés de Starbucks à Sainte-Foy : David contre Goliath
Les employés du café Starbucks de la rue Germain-des-Prés, dans l'arrondissement Sainte-Foy-Sillery, ont officiellement déposé une demande d'accréditation syndicale auprès de la Commission des relations de travail.
Syndicalisation des employés de Starbucks à Sainte-Foy : David contre Goliath
Les employés du café Starbucks de l'avenue Germain-des-Prés, dans l'arrondissement Sainte-Foy-Sillery, ont officiellement déposé une demande d'accréditation syndicale auprès de la Commission des relations de travail. Membre du mouvement, Simon Gosselin, un employé dans la jeune vingtaine, livre le combat de sa vie au risque de perdre son emploi.
Étudiant en relations industrielles à l’Université Laval, Simon Gosselin revendique la syndicalisation du Starbucks Sainte-Foy en raison des récents changements au système de gestion des horaires et des nouvelles exigences de son employeur.

Selon le principal intéressé, l'employeur exigerait de ses employés un minimum de 24 heures de travail par semaine, ce qui déplait à plusieurs. Simon Gosselin, appuyé par le syndicat actuel des travailleurs et travailleuses de Starbucks, affilié à l'Industrial Workers of the World (IWW), dénonce cette règle qu’il qualifie d’irrespectueuse.

«Je n’ai rien contre le fait de travailler. Je travaille une trentaine d’heures par semaine durant l’été. Quand je suis à l’université, les choses sont différentes avec les cours et les implications étudiantes. Notre patron ne nous considère pas comme des êtres humains, mais plutôt comme des machines», lance-t-il.

À ce moment, ce sont 9 des 15 employés qui ont signé la demande d’accréditation syndicale du Starbucks. «Les employés qui n’ont pas encore signé le document sont en accord avec l’idée. Ils ne veulent tout simplement pas semer la pagaille dans l’établissement», avance Simon Gosselin, bien au fait de la bataille qu’il livre au géant Goliath.

Chef de quart au Starbucks à Sainte-Foy, Dominique Dumont explique l’importance de la demande.

«Si la demande d’accréditation syndicale ne devait pas passer, ce serait six chefs de quart actuels qui devraient être rétrogradés, ce qui impliquerait pour eux une baisse de 10% de leur salaire et la perte de leurs avantages actuels», déclare-t-il.

Quant à Claude Maltais, affilié au Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ), il se dit prêt à accueillir la quinzaine de jeunes du Starbucks dès demain matin comme membres du FTQ.

«Il est important d’améliorer les conditions de travail des travailleurs dans le milieu de la restauration. Ce secteur est assujetti à l’abus et nous sommes là pour défendre la condition humaine de ces personnes avant la cotisation qu’elles rapportent au syndicat», assure-t-il.

QUÉBEC HEBDO a tenté de joindre, plus tôt en journée, la partie patronale. Chargés des relations de presse de Starbucks Canada, les membres du service de relations publiques Edelman Canada ont simplement indiqué qu'un communiqué de presse sera émis au cours des prochaines heures.
Christopher Breault, Québec Hebdo

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