Mexique
«Ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle pour l’industrie du tourisme canadien»
- Pierre Tremblay, président de Global Tourisme International
Certains grossistes en voyages vivent en ce moment des heures d’enfer et d’incertitude en raison du retour annoncé des visas obligatoires pour les Mexicains et les Tchèques en visite au Canada.
Le premier ministre Stephen Harper a annoncé cette mesure hier, malgré l’entrée en vigueur dès demain. Au cours des 48 prochaines heures, les voyageurs concernés pourront cependant se procurer le document à leur arrivée au Canada. L’idée consiste à freiner la hausse des demandes d’asiles des citoyens des deux pays.
Pris par surprise au beau milieu de la forte saison, des opérateurs de voyages préparent en ce moment des représentations auprès du ministère du Tourisme et de la Commission canadienne du tourisme.
«On ne veut même pas que l’application des délais soit reportée, mais on demande des mesures de transition», explique Pierre Tremblay, président et cofondateur de Global Tourisme International, entreprise de Québec.
Environ 265 000 touristes mexicains visitent le Canada chaque année. Global Tourisme International facilite la vie à près de 10% d’entre eux.
«Présentement, il y a un délai de 48 heures où il y a possibilité d’obtenir un visa sur place, ajoute M. Tremblay. Nous on souhaite un délai jusqu’à la fin septembre. Nous sommes en pleine saison touristique. Il y a plein de réservations de Mexicains. On se demande ce qui va arriver. Il y a déjà plusieurs centaines de réservations pour des billets d’avion.»
Valide pour trois mois, un visa canadien coûte environ 80$ pour une personne et 400$ pour une famille, explique le président et cofondateur. Il s’agit d’une somme considérable pour certains.
Moins fortunés, plusieurs Mexicains se tourneront probablement vers des destinations moins onéreuses lors de leurs vacances, croit-il.
«Ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle pour l’industrie du tourisme canadien.»
Le nombre de demandes d’asile de Mexicains a atteint 9400 en 2008, évalue le gouvernement canadien, soit presque le triple par rapport à 2005. Du côté des Tchèques, on parle de 3000 la levée de l’obligation en octobre 2007.
QUÉBEC HEBDO tente en ce moment d’obtenir une réaction de l’Office du tourisme de Québec. Plus de détails à venir…