Le marché immobilier revit après un hiver moche
Selon une étude de Royal LePage, qui revoit ses prévisions à la hausse
Le marché de la revente de maisons au Canada a repris le terrain perdu au cours du deuxième trimestre et s'apprête à se stabiliser pour le restant de l'année 2009 après un très lent départ, selon l'Étude sur les prévisions du marché et sur le prix des maisons publiée, après le premier semestre 2009 par Royal LePage.
Alors que l'économie commence à se stabiliser et que la confiance des consommateurs est à la hausse, on s'attend à ce que les prix des maisons augmentent légèrement dans la majeure partie de l'Est et du centre du Canada. On prévoit des diminutions du prix des maisons supérieures à la moyenne nationale dans les villes de l'Ouest ayant connu la plus grande inflation au début de la décennie, soit Edmonton, Calgary et Vancouver.
«Compte tenu de l'état déplorable du marché immobilier qui a sévi au Canada au cours de l'hiver dernier, le redressement enregistré au deuxième trimestre est réellement remarquable. Nous estimons que cette amélioration se maintiendra partout au pays. Bien que des conditions saisonnières moins favorables soient prévues pour l'automne, le vigoureux marché immobilier canadien se stabilise, et on prévoit des activités saines au deuxième semestre de 2009», indique Phil Soper, président et chef de la direction des Services immobiliers Royal LePage.
Durant le deuxième trimestre, les prix moyens des maisons ont commencé à augmenter dans la plupart des marchés au Canada, compensant les chutes de prix enregistrées au cours des mois d'hiver. Les prix moyens nationaux sont demeurés légèrement inférieurs à ceux affichés pendant la même période de 2008. Parmi les types de maison examinés, le prix des maisons individuelles de plain-pied a diminué jusqu'à 327 964 $ (-3,5 %), le prix des résidences à deux étages a chuté jusqu'à 392 378 $ (-3,7 %) et le prix des copropriétés standard a baissé légèrement pour atteindre 236 612 $ (-4 %) par rapport à l'année précédente.
«Alors que notre industrie vient de compléter son trimestre le plus occupé, nous sommes en mesure de réviser nos prévisions à la hausse. La glissade du marché de l'hiver dernier a été beaucoup plus rapide et intense que prévu, mais la force du redressement a été aussi surprenante. Si la conjoncture économique continue de s'améliorer, comme nous le prévoyons, 2009 sera considérée comme une période de correction modérée du marché immobilier succédant à plusieurs années de croissance supérieure à la moyenne», observe M. Soper.
Recul marginal des prix
En 2009, on s'attend à ce que prix moyen des maisons diminuera de façon marginale à l'échelle nationale de l'ordre de 2 %, pour atteindre 297 500 $ à la fin de l'année. On prévoit que le nombre de ventes unitaires sera légèrement à la baisse de 1 pour cent, pour atteindre 430 000 transactions en 2009.
«L'abordabilité accrue, motivée par la constance ou la légère diminution des prix des résidences et par le financement hypothécaire peu coûteux, s'est révélée le principal catalyseur de la reprise. La demande à la hausse est aussi un facteur du redressement que nous avons connu au deuxième trimestre. Pendant les six mois chevauchant le début de l'année, les acheteurs ont évité le marché en réaction émotionnelle justifiée aux conditions économiques instables. Il semble que les Canadiens aient surmonté leurs craintes et soient de nouveau tentés par l'accès à la propriété», a ajouté M. Soper.
Effet de la récession
Au début de 2009, la chute précipitée des ventes unitaires demeure le plus dramatique indicateur des effets de la récession sur le marché immobilier au Canada. À l'arrivée du printemps, les consommateurs ont semblé prêts à croire que le pire était derrière eux et ont regagné le marché avec confiance, ce qui a suscité une activité accrue autour de tous les types d'habitation. Cette situation, jumelée à des taux d'intérêts historiquement bas et à un taux de chômage stable, a stimulé la résurrection du marché immobilier résidentiel au Canada au cours du trimestre.
Livrés à une correction cyclique inévitable, les rajustements de prix ont nettement varié d'une province à une autre. Comme prévu, la Colombie-Britannique et l'Alberta ont subi les modifications de prix les plus importantes, compte tenu du fait que les valeurs des maisons dans ces marchés ont d'abord fléchi à la veille de l'inflation éphémère ayant marqué plusieurs années du milieu de la décennie avant de revenir à un niveau plus équilibré. Il semble que les prix se soient stabilisés, et on s'attend à ce que ces régions continuent à connaître des améliorations en 2010. En particulier, les prix des maisons moins élevés ont contribué à accroître l'abordabilité jusqu'au point où les consommateurs recommencent à acheter des résidences sur la côte Ouest, où les ventes ont grimpé sensiblement.
Par ailleurs, au Canada atlantique, les prix des maisons continuent à augmenter en réaction à de fortes économies locales ayant aidé à protéger passablement la région contre la turbulence constatée dans d'autres provinces. De même, les prix généralement modérés dans la région ont contribué à une forte demande. Terre-Neuve, notamment, se distingue par une hausse importante du prix des maisons, où l'offre ne suffit pas à répondre à la demande générée par des industries dynamiques en plein essor comme celles des secteurs pétrolier et gazier.
Entre-temps, les prix des maisons à Toronto ont diminué légèrement au deuxième trimestre, confirmant la tendance moyenne à l'échelle nationale. Au début du printemps, ce sont les acheteurs d'une première maison qui ont déclenché la relance des activités, bien que les consommateurs à la recherche d'une résidence de niveau supérieur soient également actifs dans ce marché. Comme pour la situation dans d'autres grandes villes du centre du Canada, l'offre était insuffisante dans les quartiers les plus courus, ce qui provoqué une augmentation des prix.
Embellie au 2e semestre
«Pour ce qui est du deuxième semestre de 2009, la comparaison des prix par rapport à l'an dernier laisse présager une situation de plus en plus favorable. Il est important de rappeler que le prix de référence au dernier semestre de 2008 était exceptionnellement bas, particulièrement au quatrième trimestre durant lequel la crise financière mondiale sévissait le plus. Nous prévoyons que le prix des maisons sera stable dans la plupart des régions du Canada jusqu'au printemps de 2010», conclut M. Soper.
* (Source : Royal Lepage)
Pour plus de détails sur l'étude et l'évolution du marché immmobilier :
www.royallepage.ca