La région de Québec affiche un taux respectable d'attraction de 20 %, ce qui signifie que près d'une personne de 75 ans et plus sur cinq habite une résidence pour aînées. Le taux d'inoccupation s'avère néanmoins assez élevé à 7,1 % en raison des nombreuses récentes construction, dont les résidences de l'Ormière (photo) dans le secteur Les Rivières.
L'inoccupation des résidences pour aînés frôle les 8 % au Québec
Le taux d'inoccupation des places standards en résidences pour personnes âgées s’établit à 7,9 % au Québec, selon ce qui ressort de l’Enquête nationale sur les résidences pour personnes âgées réalisée par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) en février 2009.
Dans les centres urbains de 100 000 habitants et plus (c’est-à-dire des régions métropolitaines de recensement, ou RMR), les résultats varient beaucoup. Par exemple, dans la RMR de Québec, l’enquête révèle que le taux d’inoccupation des places standards a atteint 7,1 % en février 2009. Le marché le plus serré se retrouve au Saguenay, où le taux d’inoccupation dans les résidences pour aînés se situait à 1,6 %.
Avec son taux d’inoccupation de 8 %, la RMR de Montréal est celle dont la situation ressemble le plus à celle qu’on retrouve au niveau provincial. La région de Gatineau se démarque avec un taux de 17,2 %. Elle est suivie par celle de Sherbrookke avec un taux d’inoccupation frôlant 10 %. Finalement, Trois-Rivières affiche un taux de vacance de 5,3 %.
«Dans le cas de Gatineau, le taux plus élevé s’explique entre autres par l’ajout récent de plusieurs résidences sur ce marché», note Kevin Hughes, économiste régional à la SCHL.
Dans les grandes agglomérations de recensement ou AR (50 000 à 99 999 habitants), les marchés les plus serrés se retrouvaient à Shawinigan et Granby (2,6 %, et 3,3 % respectivement), alors que plus d’une unité sur dix n’avait pas encore trouvé preneur à Drummondville et Saint-Jean-sur-Richelieu. Avec un taux d’inoccupation de 8 %, l’AR de Saint-Hyacinthe arrivait en milieu de peloton.
Les résidences pour personnes âgées en milieu rural (moins de 10 000 habitants) ont enregistré, quant à elles, un taux d’inoccupation de 9,4 %, soit légèrement supérieur à la moyenne québécoise.
Univers d’enquête
Selon l'enquête de la SCHL, il y avait 32 603 unités de logement de type chambre avec pension au Québec. Ceci représente près de 40 % des 83 025 logements en résidences pour personnes âgées sur le territoire québécois. En deuxième place, arrivent les appartements d’une chambre (32 % des places standards), suivi des studios (17 % des places standards) et des appartements de deux chambres (12 % des places standards).
Loyer moyen
L’enquête révèle que le loyer moyen au Québec pour une place standard était de 1 333 $ en février 2009. Le coût mensuel d’une chambre avec pension était de 1 266 $, alors qu’il était de 1 338 $ dans le cas d’une chambre semi-privée. En ce qui concerne les appartements, le loyer pour un studio était de 1 179 $, alors qu'il atteignait respectivement 1 372 $ et de 1670 $ pour un appartement d’une chambre et deux chambres respectivement.
De plus, signe que des soins médicaux plus important y sont servis, le loyer moyen d’une place avec soins assidus était de 2 563 $ lors de notre dernière enquête, ce qui représente un écart d’environ 1 300 $ avec une chambre standard.
Sur le plan régional, c’est à Gatineau où l’on constate le loyer moyen le plus élevé, soit de 1 695 $. Dans la région de Montréal, le loyer moyen était de 1 417 $ en février 2009. L’île de Montréal, dont 29 % des places sont haut de gamme (1 600 $ et plus) était le secteur dont le loyer était le plus élevé (1 476 $) de la RMR. C’est à peu près la même chose qu’il en coûtait en moyenne (1 480 $) dans la région de Québec pour demeurer dans une résidence pour aînés.
Taux d’attraction
Le taux d’attraction, tel que défini par l’enquête, est la proportion de la population de personnes de 75 ans et plus vivant dans les résidences qui sont incluses dans l’univers de l’enquête. Au Québec, le taux d’attraction était de 17,3 % selon l'enquête de la SCHL en février 2009. Ce taux est le plus élevé du Canada et le seul qui franchit la barre des 10 %. La province canadienne la plus près est l’Île-du-Prince-Édouard, avec un taux d’attraction de 9,8 %. Dans les prairies, les provinces de l’Ouest canadien, l’Ontario et Terre-Neuve-Labrador, le taux d’attraction varie entre 4,9 % et 7,3 %.
Autrement dit, alors qu’environ une personne de 75 ans et plus sur cinq au Québec vit dans une résidence pour aînés, ce n’est approximativement qu’une personne sur vingt dans les provinces énumérées ci-dessus. En Nouvelle-Écosse, ce taux est même inférieur à 1 %. «Ce contraste ne signifie pas nécessairement que les personnes de 75 ans et plus dans le reste du Canada ne changent pas de mode d’occupation. On peut penser qu’un nombre non-négligeable d’entre eux passe de la propriété à la copropriété ou à la location sans qu’il s’agisse d’une résidence spécialisée», précise Kevin Hughes.