La ministre Verner multipliera les annonces dans les prochaines semaines, a-t-elle indiqué au Québec Hebdo en fin d’après-midi. (Photo Paul Binet)
«Ça va débouler»
La ministre Josée Verner multipliera les annonces dans les prochaines semaines
Il y aura beaucoup d’annonces au courant de l’été. Infrastructures sportives, maisons d’enseignement, travaux publics; les projets débloquent, si on en croit la ministre des Affaires intergouvernementales et ministre responsable de la région de Québec, Josée Verner.
C’est que le gouvernement conservateur n’a pas fini d’investir dans les infrastructures, un des moyens qu’il a trouvé pour contrer la morosité économique ambiante. Ce sont ainsi d’autres projets «pelle en main» qui seront annoncés, des projets qui peuvent démarrer dans des délais courts. La grande région de Québec aura sa part du gâteau, souligne la ministre.
Et même si les derniers sondages annoncent la dégringolade du Parti conservateur, pas question d’associer ces annonces à une bonbonnière dont on aurait finalement trouvé la clé à la veille de probables élections à l’automne. «À ce compte-là, on ne ferait jamais rien… [mais] tant mieux si on en profite.»
Et les sondages, même s’ils portent le PC au quatrième choix des électeurs québécois, n’ébranlent pas la ministre. «Des sondages en dents de scie, j’en ai vu beaucoup», se rappelle-t-elle avant de lancer l’hypothèse que la crise économique crée un climat d’incertitude, qui «se traduit souvent par de l’insatisfaction».
TGV
Un TGV qui se rendrait à Québec, est-ce que ça plait aux conservateurs? Josée Verner en a discuté avec le premier ministre, mais on attend les études. Et on est intéressé. «Si on n’avait pas été intéressés, on n’aurait pas investi dans des études. […] Je m’engage à pousser pour que Québec soit inclus dans le corridor.» Lorsque les études sortiront, tout dépendra de la situation économique. «Faudra voir la capacité de payer des contribuables.»
Manège militaire
La ministre Verner se réjouit de la popularité des consultations publiques qui ont eu lieu dans les dernières semaines. Ce qui rend le bilan plus complexe, c’est que le «brainstorming» des Québécois ne s’essouffle pas. De l’aveu de la ministre, ce sera donc tout un défi pour l’expert, qui doit rendre son rapport à la fin de l’été. Celui-ci contiendra des recommandations. La décision sera prise par le gouvernement fédéral à l’automne, «en considérant que l’automne se termine le 21 décembre», d’ajouter Josée Verner.
Pour le Port de Québec, la subvention de quelque 382 M$ demandée par la direction «ne viendra pas cet été». Des études environnementales doivent être faites au préalable.
Du point de vue du transport en commun pour la ville de Québec, la ministre Verner souhaite que quelqu’un récupère ces idées, qui se sont multipliées dans les derniers mois. «On en a des projets et je suis là pour pousser ça. Il faut juste mettre un petit peu d’ordre dans nos idées», suggère la ministre, consciente que l’effet 400e a fait jaillir une grande fierté pour les Québécois ainsi que de grands projets pour la capitale.