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Des entraîneurs bénévoles d'une grande générosité

Entrevue avec les deux entraîneurs de l’équipe hôte du tournoi de baseball Junior de Sainte-Foy : Les Patriotes de Sainte-Foy

Article mis en ligne le 23 juin 2009 à 5:55
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Des entraîneurs bénévoles d'une grande générosité
Les entraîneurs Alain Lemieux et Steve Laflamme ont accepté de se prêter au jeu de l’entrevue.
Des entraîneurs bénévoles d'une grande générosité
Entrevue avec les deux entraîneurs de l’équipe hôte du tournoi de baseball Junior de Sainte-Foy : Les Patriotes de Sainte-Foy
Les entraîneurs Alain Lemieux et Steve Laflamme ont accepté de se prêter au jeu de l’entrevue pour la chronique du Tournoi provincial de baseball de Sainte-Foy qui aura lieu du 26 au 28 juin (Junior BB) et du 3 au 5 juillet (Junior AA). Deux hommes d’une grande générosité qui ont foi en ces jeunes joueurs prometteurs et tout aussi passionnés qu’eux.
Dans la vie de tous les jours, Alain Lemieux est avocat et travaille à son compte comme lobbyiste. Il est un homme fort convivial et très apprécié de ses clients et de ses étudiants puisqu’il enseigne aussi à l’Université Laval. Quant à Steve Laflamme, il est infographiste, à l’emploi d’une firme d’impression de Beauceville. On le décrit comme un homme droit, respectueux et juste. Tous deux sont réunis au sein d’une équipe par la même passion : le baseball.
Il y a longtemps que vous êtes entraîneur? D’où vous vient cette passion pour le baseball?
Alain : Si je fais le compte, cela fait à peu près 17 ans. Le baseball est mon sport préféré. Je trouve que le baseball est un jeu intelligent, tactique et vivant. Quand j’ai vu mon fils si passionné, j’ai eu envie de l’accompagner. Au départ, cette motivation m’est venue surtout de mon père qui a joué semi-professionnel. Je suis originaire de Lévis, un coin où le baseball faisait partie de «l’environnement». Jusqu’à Pee-Wee, je jouais à la balle molle. À l’âge de 12 ans, j’ai commencé le baseball et j’ai joué pour les Optimistes de Lévis et pour les Ambassadeurs de la Rive-Sud une fois rendu Junior. On parle ici d’un calibre comparable à du AA et même du AAA aujourd’hui. J’ai été «coaché» par l’ex-professionnel Georges Maranda qui était un modèle pour moi. Le charisme de cet entraîneur était tel qu’il a eu une grande influence sur moi.

Steve : C’est ma onzième année au baseball. Lorsque j’étais jeune, je me suis souvent rendu au Stade olympique avec mon père pour assister aux matchs de nos amours, les Expos. Même si nous devions faire des centaines de kilomètres pour s’y rendre, ça ne me dérangeait pas. L’ambiance qui y régnait, m’a toujours impressionnée. Dans ma jeunesse, contrairement à plusieurs de mes amis, qui rêvaient d’être joueurs de hockey, moi c’était le baseball. Je dois en majeure partie cet intérêt à mon père qui m’a toujours encouragé et appuyé lorsque je pratiquais ce sport. J’ai joué une bonne partie de mon enfance au softball dans la Beauce. Quand nous sommes déménagés à Québec, en 1983, j’ai eu la chance de jouer au baseball jusqu’au niveau Midget AA. J'entraîne aussi au hockey, mais ma préférence va au baseball. J’aime bien le côté tactique et stratégique. L’entraîneur joue un rôle très important et il peut changer l’allure d’un match en usant de stratégies. C’est un peu comme un jeu d’échec, mais avec plus d’action et d’émotion. Il y a aussi le fait de voir les jeunes avoir du plaisir à chaque match et de les voir aussi enthousiastes année après année. Quand je vois des joueurs comme Jonathan Gilbert et Jonathan Paquet, que j’ai eu la chance d’entraîner, être repêchés par des équipes du baseball majeur, ça me donne pleinement satisfaction et aussi de bons souvenirs qui resteront gravés pour toujours dans ma mémoire….
Vous entraînez votre fils, diriez-vous que ça tisse des liens? Est-ce que vous remarquez la même passion chez votre fils que vous à son âge?
Alain : Il est clair que le coaching m’a donné l’occasion de tisser des liens serrés avec mon fils Jonathan. Que voulez-vous... on est tous les deux dans le baseball et le hockey 12 mois par année. L’important dans tout ça est de garder un bon sens de l’équité envers son fils. On a tous les deux ce sport dans le sang. Je dirais qu’aujourd’hui, à 19 ans, Jo m’a largement dépassé au niveau de l’intérêt au même âge. Il officie comme arbitre grade trois, il est superviseur d’arbitres et aussi entraîneur des jeunes novices âgés de 4, 5 et 6 ans. Il a une bonne maîtrise de la réglementation et de la technique, sans compter son très grand enthousiasme à titre de joueur des Patriotes de Sainte-Foy.

Steve : Je crois, bien sûr, que le baseball a permis à mon fils, il s’appelle aussi Jonathan, et moi de tisser des liens solides. Au baseball, j’ai pu apprendre à le connaître davantage en passant beaucoup de temps avec lui. Ça nous a permis de vivre des expériences uniques comme le championnat provincial dans le Pee-wee BBB. Oui, ça nous a rapprochés! Je constate que Jonathan est un joueur passionné, mais à son âge, il a plusieurs autres intérêts comme le travail, la musique et le hockey. C’est un jeune bien équilibré. Quoi qu'il en soit, je suis extrêmement fier de lui pour ce qu’il a accompli pendant toutes ces saisons tant au baseball qu’au hockey. Contrairement à ce que plusieurs pensent, ce n’est pas toujours facile d’être le fils du coach.
Tout ça, c’est du bénévolat, on parle de combien d’heures par semaine? Comment réussir à concilier travail, famille et bénévolat?
Alain : On peut parler de 15 à 20 heures par semaine incluant la préparation des pratiques. Ça représente un gros investissement de temps. Il faut ajouter à cela, les formations d’entraîneur et les cours d’éthique. Personnellement, j’aime lire trois ou quatre nouveaux livres sur le baseball chaque année. Tout ça est une question de gestion de temps. Cependant, mon épouse comprend très bien la situation; il faut juste ne pas exagérer. La collaboration entre tous est importante. Pour ce qui est du travail, ce n’est pas un problème, je suis à mon compte. Souvent même, c’est au travail que je me mets à penser au baseball. Si le président des États-Unis a le temps de «jogger» une heure par jour, ça veut dire que tout le monde peut se réserver une ou deux heures par jour pour exercer le sport qu’il aime.

Steve : Je consacre au baseball plus d’une douzaine d’heures par semaine. Il faut ajouter celles que l’on passe à la planification des pratiques et les différents scénarios d’alignement en vue du prochain match. Ce n’est pas toujours évident, mais j’ai la chance d’avoir l’appui de mon entourage. Ma conjointe sait combien j’aime m’investir pour ce sport. Elle me facilite la tâche et m’encourage à continuer. Au travail, j’ai un horaire assez flexible qui permet de concilier mon temps en fonction des matchs et des pratiques.
Le tournoi provincial de Ste-Foy demande beaucoup de préparation comme membre du Comité organisateur et comme entraîneur. Quelles sont vos attentes envers votre équipe les Patriotes de Sainte-Foy? Les joueurs sont-ils prêts? Parlez-nous un peu de votre équipe? Quelles sont ses forces?
Alain : Tournoi est égal à surprise. Je m’attends à de bons matchs et à ce que l’on soit compétitif. C’est le défi! Je ne veux pas leur mettre trop de pression. Ils s’en mettent déjà assez eux-mêmes. Pour gagner, il faut savoir être opportunistes et tirer profit des erreurs de l’autre équipe. C’est ça la stratégie! Ils sont prêts! Il leur faudra rester centrés, anticiper et réfléchir constamment au prochain jeu et ne pas rester sous l’émotion négative de la dernière erreur commise. Ça, c’est dangereux! Quand on fait cela, on donne l’avantage à l’autre équipe. C’est là que l’on voit l’importance de la solidarité, de la confiance, du support et de la force de l’équipe. Ils sont bons techniquement. Ils ont l’habitude d’avoir une bonne attitude mentale tout au long d’un match, encore plus lors d’un tournoi. Les Patriotes Junior de Sainte-Foy constituent une très jeune équipe. Elle a encore de belles années pour se développer. Actuellement, on peut compter sur de bons lanceurs en nombre suffisant. Défensivement, l’équipe est aussi très stable. J’entrevois de grandes choses pour le futur de cette équipe, le noyau de joueurs est relativement jeune et la relève est très prometteuse.

Steve : J’ai pleinement confiance en notre équipe, les joueurs sont enthousiastes à l’idée de participer à un tournoi local et surtout devant nos partisans. Malgré une fiche de 4-7, nous serons des adversaires coriaces. Les équipes adverses devront être bien préparées, car nous donnerons notre 200% pour remporter cette première édition du tournoi. Nos forces sont au monticule avec la présence de David Paquet, mais surtout de l’éclosion de Louis-Claude Rioux qui domine à chaque présence sur la butte. Vincent Fréchette-Fortier, Jonathan Lachance-Lemieux ainsi que Pierre-Luc Perron complètent à merveille le reste de la rotation qui est une des plus dominantes du circuit. Si je considère que l’équipe restera la même l’an prochain, je crois que les plus belles années sont devant nous. Nous travaillons à développer des expertises spécifiques et une belle complicité entre tous les membres de l’équipe.
Quelles sont vos relations entre entraîneurs? Quel est le rôle de chacun dans l’équipe?
Alain : Je connais Steve Laflamme depuis plusieurs années. C’est un bénévole exemplaire pour qui j’ai beaucoup de respect. Techniquement, il connaît bien le baseball. C’est un gars respectueux et juste qui prépare bien tous les entraînements. Steve s’occupe plus de la circulation, de la coordination, de la conduite d’une partie et des alignements. Jonathan Hains, quant à lui, s’occupe plus des entraînements et de la motivation sur le banc. C’est un ex-joueur de notre équipe. Il a beaucoup d’aptitudes, il communique bien sa volonté de gagner, il a du doigté et c’est un bon athlète. Moi, je m’occupe de diriger les gens. Je vise à les amener à exceller dans leur rôle respectif et ainsi, faire en sorte qu’ils fassent les choses pour lesquelles ils sont les meilleurs. On forme un bon «team».

Steve : Alain est une personne très agréable à côtoyer. Il a toujours les mots pour détendre l’atmosphère et pour faire oublier les contre-performances de l’équipe lorsque nous connaissons des moments difficiles. Pour Jonathan, je le connais surtout comme joueur. Il faisait partie de l’équipe l’an passé. Ses conseils sont toujours un gros plus pour l’équipe.
Jonathan Lachance-Lemieux et Pier-Karl Michaud-Tremblay, journalistes en herbe

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