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Taux de cotisation 2010 à la CSST : les employeurs évitent le pire

Article mis en ligne le 19 juin 2009 à 12:30
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Taux de cotisation 2010 à la CSST : les employeurs évitent le pire
Alors que la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) avait dans ses cartons des scénarios prévoyant jusqu’à 23 % d’augmentation du taux moyen de cotisation pour 2010, les employeurs – qui financent entièrement le régime à raison de plus de 2,3 G$ – s’en tireront finalement avec une hausse globale d’environ 4 %, portant le taux moyen à 2,19 $ par 100 $ de masse salariale.
L’établissement de la tarification 2010 s’est avéré plus difficile que d’habitude en raison du déficit astronomique de la CSST à son exercice financier 2008. Ce déficit est dû principalement aux résultats des rendements à la Caisse de dépôt et placement du Québec. En effet, la CSST prévoyait pour 2008 des revenus de placements de 729 M$, mais ce rendement a plutôt été de – 2 952 M$, de sorte que l'impact total sur les revenus de placements du Fonds de la santé et de la sécurité du travail (FSST) est de - 3,7 G$.

«Toute hausse de taxe sur la masse salariale devrait être évitée dans la conjoncture économique actuelle. Mais compte tenu des engagements de la CSST afin de réduire ses coûts au cours des prochaines années, l’augmentation relativement contenue adoptée ce matin nous apparaît acceptable», a commenté Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec (CPQ).
Efforts de réduction des coûts
S’ils sont prêts à payer une partie des pots cassés, les employeurs estiment que la CSST doit aussi faire sa part en examinant sérieusement les coûts de l’administration du régime. Résultat des représentations du CPQ et de l’ensemble de la délégation patronale à la CSST, la CSST s’est d’ailleurs engagée à mettre en œuvre un plan d’action générant des économies à partir de 2011, pour atteindre une économie annuelle et récurrente de 60 M$ à compter de 2014. Ce plan se penchera notamment sur la problématique de la chronicité. En effet, alors que la fréquence des lésions professionnelles diminue, on assiste à une augmentation de la durée des réclamations, entraînant une augmentation importante des coûts.

De plus, la partie patronale a fait accepter le principe qu’une firme de vérification externe puisse identifier des pistes d’optimisation de la gestion permettant des économies additionnelles. Les conclusions de cette vérification seraient intégrées au cours de l’automne 2009 au prochain plan stratégique de l’organisme. Parmi les résultats escomptés, les employeurs espèrent que les travailleurs accidentés pourront éventuellement avoir un accès plus rapide aux traitements médicaux, favorisant un retour rapide au travail, au bénéfice des travailleurs et des employeurs.

* (Source : Conseil du patronat du Québec - CPQ)

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