Membre de l’équipe du Martin Prosperity Institute, Kevin Stroralick a présenté les résultats de l’étude, flanqué du président-directeur général de Pôle Québec Chaudière-Appalaches, Carl Viel.
Québec, ville championne des trois «T»
Québec arrive bonne première parmi 10 autres villes comparables d’Amérique du Nord en matière de talent, de tolérance et de technologie, soit les trois «T» du développement technologique.
C’est du moins la conclusion d’une étude de l’équipe de Richard Florida du Martin Prosperity Institute. Le directeur de recherche, Kevin Stroralick, a présenté les grandes lignes ce matin à l’École nationale d’administration publique, à l’invitation de Pôle Québec Chaudière-Appalaches.
Les villes de Québec, Hamilton, Syracuse, El Paso, Springfield, Akron, Knoxville, Grand Rapids, Bakersfield, Scranton et Sarasota ont fait partie de ladite étude. M. Florida croit dur comme fer à une relation entre la présence de la classe créative et le haut niveau de développement économique.
L’indicateur «tolérance» compare les emplois rattachés au domaine créatif d’une ville par rapport au reste de l’Amérique du Nord. Celui de la «technologie» mesure plutôt l’importance des industries de hautes technologies en fonction de l’ensemble d’une région. Enfin, le «talent» évalue le taux d’emplois rattachés aux arts, à la culture, à la gestion, à l’éducation, à la santé, etc.
Dans tous les cas, Québec arrive en tête, en plus d’arriver bonne première au tableau de l’indice de créativité. On obtient cette dernière donnée par combinaison des trois indices précédents.
«Malgré le fait que nous sommes premiers, malgré nos bons résultats, je ne pense pas qu’on puisse s’assoir sur nos lauriers, commente le président-directeur général de Pôle, Carl Viel. Il faut continuer de travailler, il faut continuer d’avoir de bons résultats.»
Selon lui, il reste encore du travail à faire en scolarisation, en rétention des jeunes et en propriété intellectuelle. M. Viel entend surveiller l’évolution des données d’un œil attentif puisque celles de l’étude datent de 2005-2006.
«C’est important de voir où nous sommes aujourd’hui et où on s’en va demain et dans le futur.»