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Patates Plus : 25 ans de restauration rapide

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 15 juin 2009 à 14:00
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Patates Plus : 25 ans de restauration rapide
Le fondateur de Patates Plus, Florent Montreuil, entouré de ses enfants Stéphane et Kathy, à qui il a cédé le gouvernail du commerce en mars dernier. (Photo Nicolas Bégin)
Patates Plus : 25 ans de restauration rapide
Jadis voyageur de commerce, Florent Montreuil en avait marre de courir les routes à gauche et à droite. Ce dernier a donc ouvert les portes de Patates Plus, lieu apprécié des amateurs de restauration rapide depuis maintenant 25 ans. Minuscule à l’époque, le commerce de Val-Bélair a grandi au fil du temps, à l’instar de la clientèle. Aujourd’hui, le chiffre d’affaires de l’entreprise du boulevard Pie-XI Nord atteint 2 M$.
«Six mois de travail et six mois dans le sud, c’était ma vision des choses à ce moment-là», se rappelle-t-il. Cette façon de penser a cependant changé rapidement.

Après avoir acquis le terrain situé face à la bibliothèque Félix-Leclerc, le Bélairois a construit son restaurant, lequel a subi quatre agrandissements dans son histoire.

Au tout début, on retrouvait à peine 10 places au comptoir. À titre comparatif, une centaine de personnes peuvent aujourd’hui y manger.

Après l’insuccès de la crème glacée molle, il a intégré la pizza au menu. Une excellente idée puisqu’il s’agit d’un des mets les plus vendus.

«Quand le monde venait chercher des frites et des hotdogs, je leur donnais un petit morceau de pizza pour leur faire goûter, raconte-t-il. Nous sommes probablement les seuls à utiliser encore du pepperoni New Milano. C’est beaucoup plus cher. C’est certain qu’on ne fera pas du 2 pour 1 demain matin.»

Autrefois incapable financièrement d’acheter une voiture de livraison, il confiait ce mandat aux chauffeurs de taxi de Val-Bélair. Signe de prospérité, 10 livreurs circulent aujourd’hui sur les routes. Ce nombre grimpe à 13 ou 14 les vendredis soirs.

Nombreux souvenirs en tête, Florent Montreuil a cependant cédé le gouvernail du commerce à ses enfants en mars dernier. Stéphane et Kathy dirigent maintenant la destinée du restaurant.

Le principal intéressé leur donne quand même un coup de main pour assurer le bon déroulement des activités.

«Je viens ici tous les matins, indique celui qui aimerait encore s’impliquer une dizaine d’années. Eux ça les sécurise, ils ont parfois besoin de conseils.»

Lorsqu’il regarde derrière, le fondateur se dit fier du chemin parcouru depuis toutes ces années. «C’est dur la restauration. Je suis content d’avoir fait 25 ans. J’ai connu beaucoup de monde. Ça m’a apporté beaucoup. Ça affile le caractère. Ce n’est pas toujours facile de travailler au public.»

À l’heure actuelle, une soixantaine d’employés se relaient midi et soir pour répondre à la clientèle. Bon nombre d’entre eux passent toujours du temps sur les bancs d’école. L’employeur doit ainsi faire preuve de flexibilité puisque les jeunes vivent au rythme d’horaires variables. Ils vont parfois en classe le matin, mais pas l’après-midi ou vice-versa.

«C’est bien certain qu’ils veulent tous gagner quelques sous. Stéphane s’arrange bien avec cela, mais moi j’avais un peu plus de misère.»

Le gain de popularité de la cuisine santé a aussi influencé la préparation des mets dans la cuisine au cours des dernières années. «Nos frites sont maintenant cuites à 100% dans l’huile végétale, précise M. Montreuil. C’est certain que ce ne sont pas des frites comme avant. C’est plus santé. J’en passe autant qu’avant, mais on ne peut plus les apprêter de la même manière. Les viandes sont cuites avec de l’huile de canola. On offre aussi de changer les frites pour une salade.»

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