Les Québécois font leur marque
D’après vous, combien de Québécois évoluent présentement dans le baseball professionnel? Et après Russel Martin, des Dodgers, ainsi que Pierre-Luc Laforest et Éric Gagné, qui viennent de se joindre aux Capitales, vous pouvez en nommer combien?
Selon les données que nous avons pu recueillir via l’Internet, ils sont au nombre de 25. Oui, 25.
Évidemment, il n’y en a qu’un seul dans les majeures. Mais il y en a plusieurs qui frappent à la porte, notamment les receveurs Luke Carlin et Maxim St-Pierre ainsi que l’intérieur Jonathan Malo qui ont entrepris la saison au niveau AAA.
Aux échelons inférieurs, on retrouve Emmaluel Garcia, Jean-Luc Blaquière, Josué Peley, Alexandre Périard, Philippe-Alexandre Valiquette, Philippe Aumont, Mathieu Leblanc-Poirier ainsi que Kevin Denis-Fortier, Guillaume Leduc, Leonard Ochoa et Rudy Rio Nunez tandis que Steve Green, Pierre-Luc Laforest et Éric Gagné tentent de relancer leurs carrières dans le baseball indépendant.
Et il ne faudra pas oublier que chez les Capitales il y a aussi les Michel Simard, Karl Gélinas, Issael Gonzalez, Ivan Nacarrata, Patrick Deschênes, Patrick Scalabrini et Eddie Lantigua qui ont tous joué dans le baseball affilié avant de se retrouver dans le baseball indépendant.
Une telle liste nous fournit l’occasion de voir avec optimisme l’avenir du baseball au Québec. Au cours d’une décennie qui englobe la période qui a suivi le départ des Expos pour Washington, le baseball avait régressé au chapitre des inscriptions à travers la province. Mais depuis l’an dernier, le retour du balancier a commencé à se manifester.
L’implantation du sport-études n’est pas étrangère à cette situation tandis que la création du programme «rally-cap» qui s’adresse aux plus jeunes y est pour beaucoup. Dans la seule région de Saint-Hubert, en banlieue de Montréal, l’inscription des jeunes de 5 à 7 ans a connu une hausse de 47%! Et ici à Québec, avec la présence notamment des Diamants, des Alouettes et des Capitales, le baseball n’a jamais été aussi populaire.
Sans prêcher pour l’abolition des ligues estivales de hockey, je favorise surtout une approche diversifiée dans le merveilleux monde du sport pour nos jeunes. Une fois qu’un jeune garçon ou une jeune fille aura expérimenté une foule de sports, l’adolescent(e) pourra mieux s’orienter vers le sport de son choix. La variété n’a jamais nui à l’individu qui veut faire un choix judicieux. Bien au contraire!