Alors que certains verraient une belle occasion de construire des immeubles coopératifs, des résidents de Château d’Eau estiment qu’un tel projet ne convient pas au quartier. - (Photo Luc Fournier)
L’avenir du site de l’église de Château d’Eau crée des remous
L’église Sainte-Marie-Médiatrice, qui éteindra ses lampions l’an prochain, laissera un terrain qu’on commence déjà à lorgner. Un premier promoteur désire installer dans le secteur une coopérative d’habitation, un projet qui est loin de faire l’unanimité, même si encore à l’état embryonnaire.
D’ailleurs, le groupe de ressources techniques Sosaco a présenté une ébauche au dernier conseil de quartier, à Loretteville. Quelque 65 personnes étaient présentes, et la majeure partie s’opposait au projet, selon le président du conseil, Michel Champoux. «Les gens s’opposent à la densification. Ils ne sont pas contre ce projet particulier, mais contre le genre de projet», a-t-il indiqué à l’Actuel. Le conseil de quartier ne fera toutefois pas de recommandation. L’objectif était plutôt d’écouter le promoteur pour se faire une tête sur le projet.
D’ailleurs, c’est un terrain qui appartient à la Fabrique, et c’est eux qui ont le fin mot sur le terrain. La Ville de Québec aurait toutefois son mot à dire advenant un projet immobilier d’envergure.
Du côté du conseiller de Loretteville, Raymond Dion, ce dernier dit être «en mode écoute. On devra tenir compte du zonage et de la qualité de vie des gens de Château d’Eau», a-t-il ajouté. M. Dion s’est dit ouvert entre autres à des projets artistiques ou communautaires.
Pour Laurent Audet, curé de la paroisse, «le souhait de l’église est qu’elle serve à la population».
Un projet embryonnaire
Le projet Le Pont, qui désire la mise sur pied de la coopérative La Belle Étoile et qui a demandé l’expertise technique de Sosaco, comprend mal pourquoi on accueille mal le projet. Celui-ci est «vraiment préliminaire», souligne Véronique Salmon, qui précise que Sosaco a toujours le souci que se marient le plus possible avec l’environnement les immeubles qu’elle construit. «Ça n’aurait pas été des tours», s’est-elle voulue rassurante.
«Beaucoup de gens cherchent des logements sociaux, et les gens du quartier veulent demeurer à Loretteville», expose-t-elle. Le projet d’une quarantaine d’unités se serait fait dans un ou deux immeubles, sur le terrain du presbytère. Véronique Salmon a indiqué qu’il n’était pas ici question d’exploiter le terrain de l’église.