Jocelyn Faucher, un homme d'affaires toujours prêt à faire avancer des dossiers comme celui de «J'ai ma place».
Jocelyn Faucher, un gars de défis attiré par Québec
L'ex-joueur des Remparts de Québec de 1977 à 1980, Jocelyn «Jos» Faucher, a fait de la ville de Québec sa terre d'adoption. Le propriétaire du salon de quilles Quillorama Frontenac aborde d'ailleurs les affaires avec le même style qui l'a caractérisé pendant sa carrière de hockeyeur; soit en voulant toujours se dépasser pour gagner et en désirant être le meilleur.
«Le hockey a été pour moi mon école de la vie, souligne Jocelyn Faucher. Je suis arrivé à Québec de Gatineau à l'âge de 16 ans avec une très grosse valise car j'avais dit à mes parents que je quittais le nid familial pour toujours. Mon cheminement personnel a été guidé par cette volonté de faire ma vie à Québec. Après un séjour de six ans à Lachute en banlieue de Laval, je suis revenu dans la ville qui m'a adoptée et j'y suis parfaitement heureux.»
À 18 ans et à la suite de ses deux premières saisons à titre de joueur des Remparts, il demande au directeur gérant des Remparts, Martin Madden, de lui dénicher un emploi pour l'été dans la région de Québec. On lui confie la tâche de vendre des billets de saison pour le club et il en écoule pas moins de 1 000, du jamais vu jusqu'à lors. Cet emploi allait être décisif pour le reste de sa carrière.
«Je deviens à la fin de mon stage chez les juniors le premier ex-porte-couleur d'une équipe à assumer le rôle de relationniste de ce même club au Canada. J'occuperai cette fonction pendant deux ans tout en meublant 32 des 40 loges accueillant des entreprises lors des matchs des Nordiques de Québec dans la Ligue nationale de hockey. Je suis même à l'origine de la venue du trompettiste Claude Scott dans l'entourage de l'équipe, une de mes connaissances dans l'Outaouais», précise encore celui qui a été le «goon» par excellence des Remparts pendant son association avec cette équipe.
Jocelyn Faucher travaille ensuite pendant trois ans à titre de relationniste de l'Hippodrome de Québec avant de devenir le gérant du restaurant 3-Étoiles du Colisée de Québec pour une autre période de trois ans.
Un gars de défi
Jocelyn Faucher quitte la région de Québec en 1990 pour Lachute où il s'occupera pendant six ans de vendre des actions pour un cheval du nom de Runnymede Lobell. Il décide ensuite d'explorer le monde des «bowlings».
«Je pars deux mois sur la route pour me familiariser avec le domaine du bowling, ce qui m'amène entre autres à Vancouver, Las Vegas, dans l'Ouest canadien, en Ontario, etc. Je bâtis un salon à Beaupré avant d'acquérir le salon Duplessis que je vends en 2005 pour acheter le salon Frontenac. Je débute dès lors des rénovations qui devraient se terminer sous peu», précise l'homme d'affaires.
La philosophie Faucher, soit de travailler fort dans le plaisir, y est maintenant bien incrustée, ce qui lui permet de consacrer de deux à trois jours par semaine avec le groupe de Mario Bédard au projet de sa vie, J'ai ma place, pour doter la région d'un nouveau complexe sports et spectacles.
«Ce projet sent de plus en plus bon. Dans ce contexte, je me réjouis du fait que Patrick Roy ait décidé de demeurer à Québec pour diriger les Remparts. Des gars comme lui, il en faudrait bien plus pour faire avancer les dossiers. Patrick est situé très haut dans mon estime. Je rêve même qu'il demeure derrière le banc des Remparts pour encore trois ans, ce qui en ferait le candidat idéal pour devenir le nouvel entraîneur de la prochaine formation de la Ligue nationale de hockey à s'établir à Québec dans le futur amphithéâtre proposé par le groupe de Mario Bédard», conclut Jocelyn Faucher.
Trois grandes passions ont donc animé la vie de cet homme qui vit sa vie à 200 milles à l'heure; le hockey, les courses sous harnais et plus récemment, le bowling.