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Marie-Ève Gauthier, intervenante à Point de repères, explique son travail. (Vidéo Véronique Demers)
Hausse de 50% des seringues souillées récupérées
Le nettoyage dans les rues de Saint-Roch se poursuit
L'année 2008 a connu une hausse importante de 50% sur la récupération de seringues souillées dans l'environnement. Point de repères, mandaté par la Ville pour améliorer leur récupération, vise à rassurer la population en expliquant l'état des lieux.
L'organisme communautaire attribue cette augmentation à deux facteurs. Les intervenants ont d'abord dû nettoyer plus de logements contenant une quantité importante de seringues souillées. De plus, la présence policière marquée dans le secteur de la rue du Parvis où étaient situés les bureaux de Point de repères a amené les usagers à se déplacer de leur milieu.
Cette année, l'arrondissement La Cité verse 30 000$ pour le renouvellement du programme de récupération des seringues souillées, amorcé en 2006. Marie-Ève Gauthier fait partie de l'équipe veillant à garder un environnement le plus possible sans risque pour la population.
Chaque matin de la semaine, elle arpente les intersections problématiques du quartier Saint-Roch, à l'affût de ces petits objets contondants potentiellement dangereux.
«On commence à 7h et on finit à 15h. On regarde dans les coins s'il n'y a pas des traces de matériel comme des enveloppes, des pipettes. Le risque est là pour une personne qui ramasse, par exemple, des cannettes ou des vêtements dans les poubelles», indique l'intervenante, qui a commencé le projet à titre bénévole il y a deux ans.
L'intervenante à Point de repères traîne dans son sac gants, pinces et seringues neuves stériles, puisque Point de repères en donne. «Oui, on en donne, mais on sensibilise aussi les gens à les rapporter. Il y a une boîte de dépôt à nos bureaux, mais aussi dans les escaliers, les parcs et les rues de Saint-Roch et Limoilou. Cette année, il y a une nouveauté: les CLSC offrent aussi des seringues.»
Réduction des méfaits
L'hiver ne rime pas nécessairement avec répit pour les intervenants. «On vérifie dans les stationnements souterrains, en collaboration avec les agents de sécurité.»
Marie-Ève Gauthier remarque que le début et la fin du mois sont plus difficiles. «Les consommateurs de drogue sont d'âge variable, mais ça commence de plus en plus jeune. On est allés dans les écoles porter des affiches et on inspecte autour de l'école Saint-Roch, le matin. On a aussi fait de la prévention auprès des jeunes vivant dans un logement de l'Office municipal d'habitation qui ont trouvé des seringues aux abords de leur immeuble.»
Les interventions du personnel de Point de repères se déroulent dans une atmosphère de non-jugement, d'accueil et d'éducation. «On montre aux utilisateurs de drogue comment s'injecter correctement, en désinfectant en premier avec un tampon d'alcool. On leur rappelle d'utiliser chaque fois une seringue neuve. Ça peut amener une réduction des méfaits, mais aussi des problèmes de santé comme des phlébites», résume-t-elle.
Endroits problématiques identifiés
- Ruelle à côté de l'Intermarché sur la rue Saint-Joseph
- Parc Lucien-Borne et sentiers en bas jusqu'à la grotte
- Sous les tronçons de l'autoroute Dufferin-Montmorency
- Le parc de l'Îlot fleuri
- Stationnement étagé des Façades de la Gare
- Autour de l'église Saint-Roch
- Parc Berthelot
- École Saint-Jean-Baptiste
- École Saint-Malo
- Parc Victoria
- Près de la rivière St-Charles rue Dupont
- Marina Saint-Roch
- Derrière les condominiums rue de la marée-haute
- Stationnement de la caisse populaire rue Saint-François
- Petits sentiers en haut à droite de l'escalier Racine et allant jusqu'à la côte de Salaberry
- Escaliers côte Badelard