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La guerre de Sept Ans au Musée de la civilisation

Commémoration du 250e anniversaire de la bataille des plaines d'Abraham

Véronique Demers par Véronique Demers
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Article mis en ligne le 9 juin 2009 à 14:25
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La directrice du Musée de la civilisation, Claire Simard, pendant son allocution lors du lancement de l'exposition 1756-1763: récit d'une guerre, mardi midi. (Vidéo Véronique Demers)
La guerre de Sept Ans au Musée de la civilisation
Commémoration du 250e anniversaire de la bataille des plaines d'Abraham
Québec n'aura pas sa reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham cet été, mais le Musée de la civilisation vient d'ouvrir une exposition sur cette période charnière de l'histoire du début de la colonie en Nouvelle-France: 1756-1763: Récit d'une guerre.
Présentée jusqu'au 14 mars 2010, l'exposition est en coproduction avec le musée Stewart de Montréal. Le directeur du musée Stewart, Guy Vadeboncoeur, est l'un des chargés de projet avec Anouk Gingras et Hélène Daneau.

«L'origine d'une guerre est très souvent liée à des enjeux économiques et commerciaux. On s'arrache le contrôle de la navigation et des océans. Le début du 18e siècle est sous le contrôle de trois peuples: les Hollandais, les Français et les Anglais», informe M. Vadeboncoeur. Le tout débute par un chassé-croisé d'alliance en 1756 entre la France, l'Autriche, la Russie contre la Grande-Bretagne et la Prusse.

L'exposition se résume en cinq zones: des débuts avant la guerre avec la compagnie des Indes; les zones de conflit avec l'Acadie; les principales batailles en sol européen et le déploiement des forces anglaises et françaises ici en Nouvelle-France. Tout culmine avec les années de guerre, la prise de Québec, la capitulation de Montréal et les traités de paix.

On y retrouve des artefacts du quotidien, des archives dont plusieurs sont des lettres, des plans signés par les grands acteurs militaires que sont notamment devenus les généraux Wolfe et Montcalm, ainsi que le colonel James Murray.
Déportation
L'un des faits saillants de cette époque est la déportation de près de 12 000 Acadiens en Louisiane française. «Ils sont reçus comme des chiens dans un jeu de quilles. C'est une vie de prisonniers pour eux. Il s'agit du drame humain le plus important dans cette guerre de Sept Ans», insiste M. Vadeboncoeur.
Le récit de cette guerre comporte aussi une dimension sociale. «Au coeur des faits et des événements historiques, nous avons réservé une place à la dimension humaine et sociale de ce conflit, mais aussi à la guerre en général. Par la voie de la technologie et de l'art dramatique, nous donnons la parole à ceux et à celles qui l'ont subi», a souligné la directrice générale du Musée de la civilisation, Claire Simard.

En complément à l'exposition, le musée de la Civilisation propose un colloque le 15 septembre à la chapelle du Musée de l'Amérique française et une série de quatre conférences en collaboration avec le département d'histoire de l'Université Laval, en septembre et novembre, ainsi qu'en janvier et février 2010
La guerre de Sept Ans en quelques dates
- 1754: Les Virginiens, offensés de voir l'érection du fort Duquesne par les militaires français, assassinent le sieur de Jumonville dans une embuscade. Cet incident déclenchera une série d'affrontements.

- 1759: Québec est assiégée en juin par un déploiement important de la marine britannique. Les Anglais débarquent dans la nuit du 12 au 13 septembre dans la côte en amont, mal défendue. Montcalm affronte Wolfe et ses troupes, mais est la milice française est déboutée après une demi-heure

- 1760: Le chevalier de Lévis tente de reconquérir Québec et gagne la bataille de Ste-Foy, mais la venue d'une frégate anglaise le prive d'une victoire totale

- 1763: Signature du traité de paix à Paris entre les grandes puissances. La Grande-Bretagne réalise les gains les plus importants.

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