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Le Patch Adams du CHUL

L’art d’enseigner aux enfants malades

Marie-Michelle Gagné par Marie-Michelle Gagné
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Article mis en ligne le 9 juin 2009 à 16:36
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Le Patch Adams du CHUL
Sarah Lantier âgée de 12 ans souffre de sérieux problèmes au coeur, mais respire tout de même la bonne humeur lorsqu’il s’agit de rencontrer son professeur. (Photos Marie-Michelle Gagné)
Le Patch Adams du CHUL
L’art d’enseigner aux enfants malades
«Un professeur à l’hôpital?», Gilles Grenier entend cette phrase chaque fois qu’il se présente à un nouveau jeune hospitalisé au Centre Mère-Enfant du CHUL. Depuis cinq ans déjà, il se lève chaque matin en ayant un seul objectif en tête, aider les jeunes étudiants malades qui sont parfois cloués à leur lit d’hôpital pendant plusieurs jours, voir plusieurs mois ou années.
Gilles Grenier a le profil type d’un professeur passionné par son travail. La réussite de ses élèves et leur persévérance, malgré la maladie, sont les éléments clés qui le rendent satisfait. Son courage et sa persévérance vont de pair avec la grande détermination des enfants malades. «Je suis en quatrième année et je ne vais pas doubler parce que je fais tous mes devoirs», a lancé la petite Sarah qui est hospitalisée au CHUL depuis plus de deux semaines et qui souffre de problèmes cardiaques.
Le rôle d’un professeur en pédiatrie n’est pas toujours simple, bien au contraire. M. Grenier tente jour après jour d’assurer l’éducation des jeunes de 7 à 17 ans, soit de la première année du primaire en allant jusqu’à la dernière année du secondaire. À l’arrivée de l’étudiant malade, il assure un suivi avec l’école qu’il fréquente pour ainsi l’aider à passer à travers la maladie, tout en ne prenant pas de retard dans son cheminement scolaire. «Est-ce que je vais doubler?», là est la première préoccupation des enfants qu’il rencontre.

Gilles Grenier est accompagné par Louise Denis, qui est aussi professeure auprès des enfants malades. «Lorsque nous avons 25 jeunes qui sont présents en une seule journée, nous devons absolument être deux professeurs pour assurer un suivi adéquat auprès d’eux, mais aussi auprès de leurs familles», a avoué M. Grenier. «Chaque jour est un nouveau défi pour moi. Le nouveau m’attire, ce qui fait en sorte que j’adore mon travail», a-t-il poursuivi.
Guérir comme par magie
Le miracle, Gilles Grenier y croit depuis son arrivée au Centre Mère-Enfant. Il a en effet été témoin d’histoires spectaculaires où des jeunes réussissent à dire au revoir à la maladie comme par magie. Au total, 80 % des jeunes hospitalisés au CHUL combattent la maladie avec force et ténacité pour ensuite réussir à retrouver une vie normale au sein de leur famille respective. Malheureusement, l’autre 20 % n’a pas toujours cette chance. Là est la plus grande tristesse de M. Grenier qui tisse des liens serrés avec les enfants et leurs parents. «Ici, nous sommes comme une grande famille. Ça arrive même parfois que certains jeunes ne veulent plus partir parce qu’ils sont bien avec nous», a-t-il conclu avec fierté.

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