La Ville souligne l’initiative de quelques grandes bannières commerciales
Tarification des sacs de plastique
La Ville de Québec tient à souligner l’initiative de Métro et Rona de tarifer les sacs de plastique dans leurs magasins, depuis le 1er juin dernier. Cela s’inscrit dans la démarche de réduction des sacs de plastique de la Ville. Le groupe Loblaws avait été le premier à imposer une tarification le 22 avril dernier.
Loblaws (Provigo, Maxi, Maxi et cie) verse une partie des profits amassés à des groupes environnementaux à but non lucratif. Métro (Métro plus, Super C, Marché Richelieu) a créé le fonds Éco-École afin d’encourager les écoles qui posent des gestes concrets pour leur environnement et leur collectivité. Quant à Rona, l’argent ainsi amassé servira à soutenir des initiatives environnementales.
IGA et IGA Extra ont réduit de 25% l’utilisation des sacs de plastique dans leurs magasins depuis l’arrivée de l'Écolo-sacMC (sac d'épicerie réutilisable fabriqué au Québec). Les marchands IGA contribuent au montant de 1 000 000 $ au Fonds Écomunicipalité IGA pour des projets environnementaux dans les régions du Québec.
Optez pour le sac réutilisable
La Ville continue ses démarches de sensibilisation entreprises l’an dernier avec les grandes bannières et implique cette année les petites artères commerciales, en organisant la Journée du sac réutilisable. Cette fin de semaine, l’équipe de sensibilisation se déplace au Marché public de Sainte-Foy, le samedi 6 juin, de 9 h à 16 h, et le dimanche 7 juin dans le cadre du marché aux puces sur l’avenue Cartier.
Les grandes bannières du commerce alimentaire et du détail qui n’ont pas imposé de tarification ne sont pas en reste, car elles continuent à collaborer avec la Ville de Québec dans la campagne de sensibilisation au sac réutilisable.
Les sacs, pas dans le bac!
«On revient souvent avec le même message, mais il est très important de ne pas mettre de sacs de plastique dans le bac de recyclage. Lorsque qu’ils se ramassent au centre de tri, ils créent des bris à la machinerie qui coûtent en moyenne 500 000 $ par année à la Ville, mentionne Raymond Dion, conseiller municipal membre du comité exécutif responsable des dossiers de l’environnement. De plus, ils contaminent les ballots de matières recyclables et on perd environ 20 $ la tonne.»
Fabriqués à base de pétrole, ces sacs mettent des centaines d’années à se dégrader entraînant ainsi un gaspillage de ressources naturelles non renouvelables et créant une pollution visuelle. En plus, ils sont transportés facilement par le vent et des centaines de milliers de poissons, tortues, oiseaux et mammifères marins les avalent et en meurent chaque année.
La Ville poursuivra donc au cours de l’année sa sensibilisation et invite d’autres bannières du commerce alimentaire et du détail à faire elles aussi des gestes concrets pour diminuer l’utilisation collective des sacs de plastique.