Les travaux qu’on effectue sur la route Jean-Gauvin, qui comprennent la fermeture d’un fossé, sont faits pour une «raison stratégique», afin d’enrayer le phénomène d’érosion de cette route, selon le conseiller Perrault. - (Photo Luc Fournier)
Fermeture des fossés : «deux poids, deux mesures», s’insurge Teasdale
La fermeture des fossés dans le secteur des Eaux-Fraîches est au point mort. La Ville de Québec suspend ce type de travaux jusqu’à l’achèvement de l’élaboration d’une politique inhérente à l’aménagement, l’entretien et la fermeture des fossés. Or sur la route Jean-Gauvin, dans l’arrondissement Laurentien, on est à mettre la dernière finition à la canalisation des fossés, qui seront fermés.
Il n’en fallait pas plus pour que le conseiller de Lac-Saint-Charles, Jacques Teasdale, ainsi que le président de l’Association pour la revitalisation du secteur des Eaux-Fraîches, Robert Bilodeau, montent aux barricades.
Ceux-ci soupçonnent que le conseiller Guy Perrault, du district de Chauveau, dans l’arrondissement Laurentien, ait été privilégié par son statut de membre du conseil exécutif à la Ville de Québec. «1 + 1, ça fait deux», conclu Jacques Teasdale, qui se demande s’il y a deux points deux mesures, à la Ville.
«L’administration Labeaume se moque des citoyens et des décisions adoptées par le conseil municipal de la ville de Québec», avance de son côté Robert Bilodeau, qui milite depuis plusieurs mois pour la fermeture de ces fossés jugés dangereux par leur profondeur, principalement pour les enfants.
Ce dernier, ainsi que le conseiller Teasdale, s’expliquent mal pourquoi on ferme les fossés dans le secteur Jean-Gauvin, peu peuplé. «Le secteur des Eaux-Fraîches est [quant à lui] fortement urbanisé», d’ajouter le conseiller.
Des raisons stratégiques
Pour Guy Perrault, c’est des raisons techniques qui ont mené à ces travaux où l’on ajoute un conduit du côté ouest de la route Jean-Gauvin. «Teasdale, pour moi, il est dans le champ, a-t-il indiqué à l’Actuel à propos des passe-droits soupçonnés. Si on ferme des fossés, c’est qu’il y avait une problématique particulière». Selon ce dernier, les pluies abondantes qui descendent de la colline plus au nord rongent la bordure de la route, et une usure précoce était observée.
M. Perrault ajoute que «la journée qu’ils fermeront les fossés à Lac-Saint-Charles, je vais demander à ce qu’on en fasse dans mon secteur.» Le district Chauveau compte environ 60 kilomètres de fossés.