Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Écart salarial pour les mamans : parfois une question de choix

Thaïs Martel par Thaïs Martel
Voir tous les articles de Thaïs Martel
Article mis en ligne le 2 juin 2009 à 11:05
Soyez le premier à commenter cet article
Écart salarial pour les mamans : parfois une question de choix
Pour plusieurs couples, la décision d'avoir un enfant entraîne son lot de conséquences.
Écart salarial pour les mamans : parfois une question de choix
Les données de Statistique Canada reflètent bien la réalité pour Kim Payne et Julie Turbide, respectivement maman d’une petite fille d’un an et demi et future maman. Mais pour elles, c’est le résultat d’un choix bien plus qu’une conséquence inévitable. Même si les raisons qui poussent les deux jeunes femmes à sacrifier quelques dollars varient et malgré leur situation bien différente l’une de l’autre, le but reste le même : passer plus de temps avec son enfant. La qualité de vie passe avant les considérations financières.
«Mes enfants vont toujours passer avant mon travail. Je ne me définis pas par mon travail; je travaille pour vivre, et non le contraire. J'aurais certainement un plus gros salaire si je n'étais pas mère et aussi si je n'étais pas travailleuse autonome. J'ai davantage de temps libre que de contrats. Par contre, jamais je n'échangerais ma vie avec qui que ce soit. Ma qualité de vie est beaucoup plus importante que tout le reste. Je n'ai pas envie d'attendre la retraite pour commencer à vivre, comme plusieurs de nos parents. La vie est beaucoup trop courte pour cela», estime Julie Turbide.

La future maman, traductrice et correctrice, a démarré sa propre entreprise, Julie Turbide Communication, il y a plus de deux ans. Comme son conjoint est également travailleur autonome, les questions de budget sont plutôt complexes. Toutefois, c’est loin d’être suffisant pour empêcher le couple d’avoir des enfants. «L'aspect financier nous préoccupe un peu, c'est certain, avec des salaires variables. Par contre, nous ne vivons pas au-dessus de nos moyens. Nous avons une vieille Civic 1992 et rénovons tout nous-mêmes. Nous fréquentons les ventes de garage, nous compostons, nous avons un jardin. Nous sommes fiers de notre virage écologique; nous avons suffisamment d'argent pour vivre et du temps pour profiter de la vie!», relate Julie.

Et puis les travailleurs autonomes ont des avantages que les salariés n’ont pas. «Pour la maternité, je pense que c'est moins compliqué. Puisque je suis à la maison, je n'ai pas besoin d'arrêt de travail, je suis relaxe et je travaille à mon rythme sans stress. Je n'ai pas besoin de demander à l'employeur pour les rendez-vous de grossesse. Si je ne me sens pas bien, je reste couchée sans culpabilité. Ma grossesse ne s'en porte que mieux!», explique la future maman.
Inaccessible permanence
Pour Kim Payne, la situation diffère un peu. Si la maman, enseignante en français au secondaire, n’a jamais craint de manquer de travail ou de manquer de temps avec sa famille vu les congés qu’offre ce genre de poste, c’est la permanence qui pose problème. «Quand on fonde une famille, le problème c’est l’ancienneté. C’est très long avant d’obtenir sa permanence et j’ai peur des conséquences si j’ai un deuxième enfant. Ça va me ramener derrière plusieurs autres enseignants qui, eux, ne s’absenteront pas», explique la maman.
Attendre la fameuse permanence n’est toutefois pas une option pour Kim. «Nous voulons un deuxième enfant, c’est certain. On ne veut pas 15 ans d’écart entre les deux alors je ne suis pas prête à attendre des années pour avoir ma permanence.» En même temps, elle aimerait que son désir d’avoir un autre enfant ne nuise pas à sa carrière. «J’essaie de planifier ma future grossesse pour accoucher pendant l’été, mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Ça fait bien des calculs!», convient la maman.

Et les conseillers financiers dans tout cela? Kim s’y perd un peu. Elle a bien une assurance avec son travail et une assurance familiale, mais pas de testament et, surtout, pas de planificateur financier, ce qui est loin de l’inquiéter outre mesure. Pour sa part, Julie est plutôt du genre prévoyant. Il faut dire qu’elle veut trois ou quatre enfants et que la crise économique lui a prouvé qu’on ne doit jamais présumer de l’avenir. «J'ai un comptable, des REER et j'aurai une assurance vie à la naissance de mon enfant. Je profite des possibilités de déductions d’impôts que m'apporte le travail autonome. Ce n'est pas parce que je suis travailleuse autonome que je ne pense pas à mon avenir. J'essaie de tenir un certain équilibre. Un peu d'argent pour maintenant, un peu d'argent pour plus tard.»

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • «Participerez-vous aux activités entourant la présentation à Québec de la finale de la Coupe Vanier?»
  • Oui
  • Non