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Les mamans payent le prix de la maternité

Thaïs Martel par Thaïs Martel
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Article mis en ligne le 2 juin 2009 à 11:06
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Les mamans payent le prix de la maternité
Selon Statistique Canada, il y a une différence importante entre le revenu des mères et celui des femmes sans enfant.
Les mamans payent le prix de la maternité
Bébé est arrivé : entre la fatigue consécutive aux nuits blanches des premiers mois et la fierté bien légitime des nouveaux parents, les questions d’ordre financières sont bien souvent reléguées au second plan, pour un temps du moins. Or des données récentes de Statistique Canada démontrent que la maternité a un prix et qu’il y a un écart salarial important à combler pour les mères de famille.
Selon Statistique Canada, il y a une différence importante entre le revenu des mères et celui des femmes sans enfant. Entre 1993 et 2004, le salaire horaire moyen des mères était de 12 % inférieur à celui des femmes sans enfant. De plus, l’écart salarial s’accroit avec le nombre d’enfants. L’écart moyen pour les mères d’un enfant est de 9 % alors qu’il est de 12 % pour celles qui ont deux enfants et de 20 % pour celles qui en ont trois. Quant à l’écart salarial entre les mères célibataires et les femmes célibataires sans enfant, il est de 20 %, soit deux fois l’écart qui sépare les mères mariées ou en union de fait et les femmes mariées sans enfant.

«Élever une famille est gratifiant, mais la maternité a un prix. Les possibilités de promotions se font plus rares et les congés de maternité obligent les femmes à s’absenter du travail pendant un certain temps, ce qui peut influer considérablement sur la situation financière globale», affirme Fernand Loiselle, planificateur financier et directeur régional du bureau de Sainte-Foy du Groupe Investors.
Conseils et planification
Dans un tel contexte, l’entreprise de services financiers offre des conseils à l’intention des mères. D’autant plus qu’il y a des préjugés à faire tomber : pour plusieurs, la planification financière est l’adage des gens qui ont des revenus élevés. «Minimiser les impacts fiscaux et maximiser la planification, ça s’adresse à tout le monde, assure M. Loiselle. Par exemple, on pense souvent que ce n’est pas avantageux de prendre des REER quand notre revenu n’est pas très élevé, mais en fait, ça peut donner droit à plusieurs crédits qu’on n’aurait pas autrement et mettre de l’argent net dans nos poches.»
M. Loiselle rappelle également l’importance des assurances. «Pour les mères célibataires en particulier, si un pépin survient, est-ce que l’enfant pourra mener une vie de qualité? Faire des études? Ce sont souvent des points qu’on néglige. On a une drôle de relation avec les finances, c’est un peu comme aller chez le médecin, on a toujours peur de se faire sortir quelque chose, mais en fait, c’est rassurant de faire le point sur notre situation financière», indique-t-il.

Bref, la complexité du système d’imposition au Québec représente à elle seule une excellente raison de rencontrer un planificateur financier selon M. Loiselle. «Je suis convaincu qu’il est possible de diminuer l’écart entre les revenus des mamans et ceux des femmes sans enfant. Avoir 1000 $ de plus dans nos poches, ça peut faire toute une différence sur la qualité de vie», conclut-il.

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