Résidences privées: des actions énergiques s'imposent
La protectrice du citoyen vient de rendre public son rapport annuel. Ses conclusions sont troublantes concernant la situation qui prévaut dans les résidences privées de personnes aînées. La protectrice évoque notamment des problèmes d'hygiène et de salubrité, de même qu’une qualité de soins insuffisante. Ses conclusions s’ajoutent aux constats troublants d’une enquête menée récemment par La Presse.
N’est-il par ironique qu’au moment où l’on s’inquiète des soins offerts dans les résidences pour personnes aînées, les experts rappellent le manque criant et majeur d’investissements gouvernementaux dans les services de maintien à domicile?
Faute de soutien adéquat, des personnes aînées se voient obligées de quitter leur milieu de vie pour élire domicile dans des résidences où, dans certains cas, elles seront laissées à elles-mêmes. Est-ce vraiment le sort que, collectivement, nous réservons à nos personnes aînées? On s’attendrait plutôt à ce que ces personnes trouvent en résidence d’hébergement la sécurité, la dignité et les soins adéquats qu’elles sont en droit d’obtenir.
À mes yeux, des actions énergiques s’imposent. Comme mon association, l’AREQ, je souscris aux recommandations de la protectrice du citoyen, qui recommande au gouvernement d’inclure des indicateurs de qualité supplémentaires dans le processus de certification des résidences, en plus d’intensifier les visites d’appréciation de la qualité des services. C’est le gouvernement qui est responsable du processus d’accréditation des résidences privées. Il a donc le devoir de s’assurer que le processus d’accréditation soit accéléré et renforcé, et ce, pour le mieux-être de citoyens parmi les plus vulnérables de notre société.
Marcelle L. Sauvageau
Membre de la table régionale socio-politique (Chaudière-Appalaches) de l’AREQ
Québec