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Circulation de transit toujours problématique sur d’Aiguillon

Les mesures provisoires se font encore attendre

Thaïs Martel par Thaïs Martel
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Article mis en ligne le 27 mai 2009 à 14:05
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Circulation de transit toujours problématique sur d’Aiguillon
Circulation de transit sur d'Aiguillon : l'impasse règne.
Circulation de transit toujours problématique sur d’Aiguillon
Les mesures provisoires se font encore attendre
La colère est toujours aussi vive et la patience commence à manquer dans le secteur de la rue d'Aiguillon, alors que les résidents sont encore aux prises avec des inconvénients majeurs créés par la circulation de transit, presque six mois après qu’un projet comportant cinq mesures provisoires ait émané d’une consultation publique sur le sujet organisée à la demande du conseiller du district des Faubourgs, Pierre Maheux.
La consultation publique portant sur la circulation de transit sur la rue d’Aiguillon s’est tenue le 4 décembre 2008. L’été précédent, des manifestations avaient eu lieu et une pétition signée par 164 résidents de la rue demandant à la Ville et à sa division des transports de prendre au plus vite les mesures nécessaires pour mettre fin à une situation jugée intolérable l’été dernier avait été déposée. La consultation se voulait un moyen de démontrer que la situation vécue sur d’Aiguillon affecte la qualité de vie des résidants et de leurs enfants, notamment en rendant les rues moins sécuritaires vu la quantité de voitures et de camions qui y circulent.

En attendant des solutions concrètes de réduction de circulation, des mesures provisoires avaient été proposées par le directeur de la division des Transports, Marc des Rivières qui s’était alors engagé à installer un panneau d’arrêt aux intersections de la rue d’Aiguillon avec les rues Saint-Augustin et Sainte-Marie dans un délai maximal de deux mois en combinant cet ajout avec le marquage au sol de la ligne d’arrêt dans un délai de six mois. Il avait aussi promis de donner le statut de zone scolaire au tronçon de la rue d’Aiguillon compris entre les rues Deligny et Sutherland, d’y installer la signalisation pertinente dans un délai maximal de quatre mois et d’interdire le camionnage en transit dans un délai de quatre mois. L’installation dans un délai de deux mois d’une signalisation à caractère informative à l’entrée de la rue d’Aiguillon indiquant aux automobilistes qu’ils entrent dans un quartier résidentiel et l’ajout d’un brigadier scolaire au coin de la rue Sutherland dans un délai de deux mois s’ajoutaient à la liste des promesses.
Promesses en suspend
Or, près de six mois plus tard, bien peu de choses ont changé sur la rue d’Aiguillon, où la circulation de transit est toujours aussi intense et dérangeante. Pour plusieurs, M. des Rivières a manqué à sa parole. «C’est un manque de volonté évident de la part du directeur de la division des Transports de la Ville de Québec. Je ne doute pas que ce soit quelqu’un de très occupé, mais il a fait des promesses publiquement, il devrait les tenir», s’indigne Daniel Houle, un résident de la rue d’Aiguillon qui a d’ailleurs exprimé son mécontentement, comme plusieurs de ses concitoyens, dans une lettre adressée à François Picard, le vice-président du comité exécutif responsable du transport.
Mathieu Houle-Courcelles du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste abonde dans le même sens. «Les demandes sont restées lettre morte. Par contre, la Ville a fini par installer deux arrêts. C’est la seule mesure suivie pour le moment. Quant aux autres, on sait qu’elles font leur chemin dans la machine administrative. Mais on entend des versions contradictoires : à la Ville on nous dit que les demandes sont sur le bureau du ministère des Transports alors qu’au ministère, on mentionne n’avoir rien reçu.»

Les deux hommes s’inquiètent également pour l’avenir avec l’adoption prochaine du programme particulier d'urbanisme (PPU) pour le secteur. «Le volume de circulation continue à augmenter, c’est problématique, le volume est intolérable. On appréhende le PPU qui risque de faire augmenter la circulation de transit puisque le but est de densifier», indique M. Houde, appuyé par M. Houle-Courcelles qui ajoute que rien à ce jour dans le PPU ne mentionne la recherche de solutions à la circulation de transit.
Maheux confiant, la Ville rassurante
Les élus se font nettement plus positifs dans le dossier. Pierre Maheux, conseiller du district des Faubourgs, se montre plutôt confiant. Même s’il considère lui aussi que les engagements pris n’ont pas été respectés, il indique que la zone scolaire devrait entrer en vigueur à l’automne et qu’un panneau annonçant aux automobilistes qu’ils entrent dans un secteur résidentiel devrait être installé sous peu. Quoi qu’il en soit, il précise continuer à suivre le dossier de près. «Ça avance lentement. Je sais que c’est long, que certaines mesures auraient pu être prises bien avant. On y va morceau par morceau. Certains engagements ont été réalisés et nous sommes optimistes», fait savoir le conseiller.
Jacques Perron, porte-parole à la Ville, assure pour sa part que les travaux vont bons train en ce qui concerne les engagements restants. «En ce qui concerne le camionnage, un règlement est en cours de préparation au service des affaires juridiques et il pourrait être adopté vers septembre ou octobre. La question d’ajouter un brigadier scolaire est aussi à l’étude. Selon les résultats obtenus, il pourrait être en place pour la prochaine rentrée scolaire», affirme-t-il.

Malgré un important retard, quatre des cinq mesures promises pourraient donc être mise en oeuvre. Seule la signalisation pour informer les citoyens qu’ils entrent dans un secteur résidentiel pose problème. «Ça devient complexe en vertu de la réglementation sur l’affichage et l’espace disponible. Il y a un bâtiment juste sur le coin et des arrêts d’autobus à l’entrée de la rue. Une signalisation permanente ne fait donc pas partie des mesures envisageables», indique le porte-parole. Tout au plus, une signalisation temporaire pourrait faire connaitre les autres mesures prises.

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