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«Il n'y a pas de raison de ne pas retourner à l'école»

- Karine Cassivi

Véronique Demers par Véronique Demers
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Article mis en ligne le 2 juin 2009 à 10:30
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«Il n'y a pas de raison de ne pas retourner à l'école»
Karine Cassivi est l'une des participantes au programme «Ma place au soleil» d'Emploi-Québec offert au Centre de formation professionnelle Louis-Jolliet. La jeune femme de 32 ans termine ses cours préalables du secondaire lui permettant d'amorcer dès l'automne un diplôme d'études professionnelles en comptabilité. (Photo Véronique Demers)
«Il n'y a pas de raison de ne pas retourner à l'école»
- Karine Cassivi
Relever plusieurs défis dans un emploi stable est le rêve que caresse Karine Cassivi. Mère monoparentale prestataire de l'assurance-emploi, la jeune femme de 32 ans a décidé de retourner sur les bancs d'école, après 16 ans d'arrêt. Elle a voulu prouver à ses cinq enfants que tout est possible.
«J'ai vécu des problèmes de violence conjugale. Mon conjoint m'a parfois gardée emprisonnée. J'ai lâché l'école à 16 ans. Je n'y suis pas retournée, sauf pour une formation en cuisine au Piolet. Cette année, je me suis dit qu'il fallait que je termine mon secondaire. Il n'y a pas de raison de ne pas retourner à l'école. J'ai vu l'importance de poursuivre des études pour l'avenir», a témoigné la mère de cinq enfants âgés de 5 à 15 ans.

Habituée à préparer un budget depuis cinq ans, Karine Cassivi s'est rendu compte de son intérêt pour les chiffres. Elle termine ses cours du secondaire préalables afin d'amorcer dès l'automne un diplôme d'études professionnelles en comptabilité au CFP de Neufchâtel.

«J'ai trois ados et deux enfants. Il y en a un qui est en dépression et j'en ai deux qui font des allergies alimentaires. J'ai un gros bagage familial. Je veux montrer à mes enfants que tout est possible, malgré les difficultés de la vie. Ils voient que maman est bien à l'école», témoigne-t-elle.
Exemple de persévérance
Karine Cassivi a été récompensée pour sa patience et sa persévérance. Tout comme Julienne Toyota, Stéphanie Héon et Marilou Veilleux, elle s'est démarquée du groupe inscrit au programme préparatoire à l'emploi «Ma place au soleil» en recevant une bourse de reconnaissance de 400$ d'Emploi-Québec.
En plus de cette distinction, Mme Cassivi a reçu une bourse de participation comme les 16 autres monoparentales ayant suivi le programme.

«Le fait de participer à ce programme m'a donné confiance en moi. Ça m'a permis de mieux de découvrir et de m'apercevoir de qualités que je ne soupçonnais pas, comme la patience», résume-t-elle.

Depuis 2006 dans la région de la Capitale-Nationale, trois cohortes totalisant 67 participantes ont été formées dans le projet «Ma place au soleil», une démarche d'intégration en emploi s'inscrivant dans une formation de 30 semaines.

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