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De l'art amérindien des 18e et 19e siècles rapatrié au Québec

Le Musée de la civilisation enrichit sa collection

Véronique Demers par Véronique Demers
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Article mis en ligne le 26 mai 2009 à 14:10
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De l'art amérindien des 18e et 19e siècles rapatrié au Québec
Le président de la Fondation du Musée de la civilisation, Marc-André Langevin et la directrice du Musée, Claire Simard. (Photos Véronique Demers)
De l'art amérindien des 18e et 19e siècles rapatrié au Québec
Le Musée de la civilisation enrichit sa collection
L'une des plus importantes collections d'objets amérindiens d'art commercialisé ou Tourist Art des 18e et 19e siècles vient d'être rapatriée à Québec au bénéfice du Musée de la civilisation, gardien des collections nationales.
Les 230 objets amérindiens d'origines Huronne-Wendat, Miqm'ag, Abénakis, Malécite, Algonquine et Mohawk complètent ainsi les quelque 5 000 pièces autochtones déjà acquises par le Musée.

«Cette acquisition vient combler des lacunes au niveau de notre collection, particulièrement des Malécites. Ce sont des pièces rares, puisque nous n'en avions que trois», détaille la directrice du Musée, Claire Simard.

On y retrouve notamment des mocassins, des sacs à pipes, vide-poches, paniers à oeufs, avirons et des boîtiers à cigares. L'un des objets majeurs de cette collection est un éventail à plumes de l'époque victorienne (1860) confectionné à Jeune-Lorette (Wendake) pour la compagnie

Renfrew & Marcou, Hatters & Furriers (prédécesseurs des magasins actuels Holt Renfrew), de la rue Buade à Québec.

«C'est rare de connaître la provenance précise d'un objet. Ça nous permet de s'en servir comme pièce de référence. Par les matériaux utilisés et les motifs, on sait que ça vient du territoire québécois», indique Marie-Paule Robitaille, conservatrice des collections amérindienne et inuite.

Ces objets de luxe étaient surtout destinés aux gens à l'aise, aimant l'exotisme des voyages dans les Indes, les Amériques et un intérêt marqué pour les chinoiseries.

La majorité des objets de cette collection sont rapatriés de la collection personnelle de Frank Bergevin, antiquaire de l'État de New York d'origine mohawk. Certains objets proviennent du Niagara Falls Museum, de la Richard Green Collection de Birmingham, en Grande-Bretagne, ou de la Gerry Biron Collection du Vermont, aux États-Unis. D'autres objets ont appartenu à une famille britannique d'importance ayant travaillé au Canada au cours du 19e siècle. «L'ensemble de la collection démontre l'ampleur de la commercialisation à cette époque», indique Mme Robitaille.

Cette acquisition d'objets datant de 1780 jusqu'à 1910 a été rendue possible grâce à la contribution du ministère du Patrimoine canadien par le biais du Programme des biens culturels mobiliers et de la Fondation du Musée de la civilisation.

«Nous voulons rendre accessible cette collection d'abord aux nations autochtones, aux chercheurs, mais aussi à notre exposition permanente Nous, les premières Nations. Il y a des objets nécessitant une rotation en raison de leur grande fragilité», explique Mme Simard.

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Edson Gomes

Commentaire mis en ligne le 11 septembre 2009
I can see the pictures?

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