Le directeur de l’école, Pierre Lapointe, le conseiller de Loretteville et responsable de l’environnement à la Ville de Québec, Raymond Dion, un élève de Rogers-Comtois très impliqué dans ce projet, Mathieu Parent, et Christian Camiré, responsable de la vie étudiante et initiateur du projet. (Photo Luc Fournier)
Projet-pilote à Roger-Comtois
L’école secondaire prend le virage vert
Depuis peu, les élèves de l’école secondaire Roger-Comtois ont vu de nouveaux ilots faire leur apparition aux quatre coins de l’école. C’est que la ville de Québec a donné un coup de main à l’école pour un projet-pilote ayant pour objectif d’élargir l’incidence de la récupération, principalement aux abords de la cafétéria.
Car il s’en jette beaucoup, des déchets dans les écoles. Et pourtant, celles-ci ont rarement des installations permettant la récolte des matières recyclables, une problématique étonnante et qui détonne des préoccupations environnementales partagées par la majorité des citoyens, de nos jours.
Car Roger-Comtois fait un pas de plus, en ajoutant au recyclage du papier et du carton, ceux du plastique et du verre. Bref, les poubelles sont maintenant divisées en trois sections : une pour les déchets, une pour les bouteilles et canettes consignées, et l’autre, celle du recyclage comme on le connaît dans nos demeures, qui permet de redonner une autre vie au papier, carton, métal, verre et plastique.
Pour celui qui a mis en place ces bacs, Christian Camiré, «ça se déroule bien, mais ça va être une éducation permanente». Car pour bien recycler, il faut quelques précautions supplémentaires comme le nettoyage des canettes et plastiques, avant de les mettre au recyclage. D’ailleurs, des lavabos ont été installés afin de permettre aux élèves de bien suivre les étapes pour un recyclage efficace. Des étapes qu’il faut leur rappeler de temps à autre. «Les jeunes sont très verts en paroles, mais pas nécessairement en geste», poursuit-il.
La Ville de Québec est d’ailleurs impliquée dans le projet. Elle leur a prêté les bacs ainsi qu’un conteneur pour entreposer les matières recyclables, des dépenses de plus de 5500$ pour la douzaine d’ilots de fabrication québécoise. En échange, l’école doit rendre des rapports sur le déroulement du projet-pilote, afin de pouvoir instaurer ce service dans d’autres écoles.
Toutefois, à la ville, on ne désire pas chapeauter ces installations à travers toutes les écoles. Selon Raymond Dion, responsable des dossiers environnementaux à la Ville de Québec, «ça va prendre des efforts accrus au niveau du ministère de l’Éducation ». Ce dernier désire ainsi que les commissions scolaires s’impliquent davantage, en voyant les résultats. «C’est un mouvement qu’on veut lancer», ajoute-t-il. La Ville vérifiera aussi la qualité des matières recueillies.
Du côté de l’école, une brigade verte a été mise sur pied et des élèves distribuent des coupons d’encouragement pour ceux qui sont méticuleux dans le traitement de leurs déchets. Un prix sera ainsi tiré parmi les plus verts des élèves de Roger-Comtois.
S’il est concluant, le projet pourrait faire boule de neige, à condition que les commissions scolaires mettent l’épaule à la roue, d’indiquer le conseiller Dion.