L’humeur des ménages s'améliore aux États-Unis
Signe encourageant pour la situation économique mondiale
Entamée en mars, la remontée de la confiance des consommateurs aux États-Unis se fait de plus en plus solide. Le gain total de l’indice du Conference Board atteint de 29,6 points et l’indice a doublé depuis le creux enregistré en février dernier. Il s'agit d'un signe encourageant pour l’économie de nos voisins du sud.
Néanmoins, les ménages se montrent encore inquiets quant à la situation qui prévaut aux États-Unis. L’indice lié à cette situation montre peu d’amélioration (gain de 6,6 points depuis le creux). C’est clairement la confiance envers la situation future, soit d’ici six mois, qui annonce une embellie. De ce côté, le gain de l’indice est impressionnant : plus de 45 points depuis février.
Les ménages américains sentent donc que leur situation est en voie de s’améliorer, bien que les effets actuels soient encore bien peu discernables. Du même souffle, les consommateurs se montrent moins pessimistes envers la situation prochaine du marché du travail.
Tout en restant relativement faibles, les intentions d’achat se sont légèrement améliorées pour les automobiles et les électroménagers. Elles ont toutefois diminué pour les maisons après deux mois de légères hausses. La remontée de la confiance s'avère néanmoins une bonne nouvelle qui signale des décroissances de moins en moins sévères de l’économie.
Correction en habitation
La correction du marché de l’habitation se poursuit. Mars est le 31e mois de décroissances successives de l’indice S&P/Case-Shiller. Depuis le sommet des prix atteint à l’été 2006, la baisse est maintenant de 32,2 %. Plusieurs villes se rapprochent d’une perte de 50 % de la valeur des maisons et deux villes du Sud-ouest américain, Phoenix en Arizona et Las Vegas au Nevada, ont déjà franchi cette barre. La baisse généralisée du prix des maisons devrait se poursuivre jusqu’au début de 2010.
Implications
Reste que la hausse de la confiance des consommateurs est une condition nécessaire à une éventuelle reprise de l’économie. Les gains des trois derniers mois sont donc de très bons pas dans cette direction. Toutefois, la consommation continuera d’être restreinte par d’autres facteurs comme la baisse de la richesse amenée par la dépréciation de la valeur des maisons.
* (Source : Desjardins Études économiques)