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Le milieu agricole est inquiet

par Vildana Lelic
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Article mis en ligne le 25 mai 2009 à 16:53
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Le milieu agricole est inquiet
Christian Lacasse (à gauche), accompagné ici des trois ex-ministres, estime que tous les pays viennent en aide à leurs agriculteurs… ce qui n'est pas le cas du Québec. (Photo Vildana Lelic)
Le milieu agricole est inquiet
Le président général de l’Union des producteurs agricoles, Christian Lacasse, ainsi que trois ex-ministres de l’Agriculture, Jean Garon, Yvon Picotte et Rémy Trudel, se sont réunis ce lundi pour faire part de leurs inquiétudes quant à l’avenir de l’agriculture au Québec. Ils en ont aussi profité pour dénoncer le manque d’intérêt de la part du gouvernement quant à la crise qui sévit présentement sur le secteur agricole.
«Le gouvernement donne de mauvais signaux. Ce fut le cas avec la Caisse de dépôt, et voilà qu'il est en train de faire la même chose avec les terres agricoles», soutient Jean Garon.

Les quatre hommes déplorent que le dernier budget du gouvernement n’a rien prévu pour l’agriculture ni pour la forêt privée. Deux secteurs qui, selon eux, nagent en pleine crise depuis quelques années.

Un autre élément qui les inquiète, c’est le contenu des Rapports St-Pierre et Ouimet, déposés respectivement en mars et vendredi dernier. Ils estiment que ces deux documents mettent en danger le modèle agricole québécois.

«Le rapport Ouimet propose de transférer et de donner plus de pouvoir aux municipalités. Or, c’est le monde municipal qui est en grande partie responsable de la disparition annuelle de 4 000 hectares de terres agricoles en faveur de l’urbanisation», déplore Christian Lacasse.

Quant au rapport St-Pierre, il propose l’abolition de l’assurance stabilisation, ce qui selon M. Lacasse «mettra en péril les 16 000 entreprises agricoles qui dépendent des programmes d’assurance stabilisation.»

Il ajoute que la disparition de cette assurance pourrait remettre en question le modèle agricole québécois constitué d’exploitations familiales.

Le président général de l’UPA affirme qu’il est prêt à s’asseoir autour d’une table et à négocier avec le gouvernement dans le but de sauvegarder ces lois piliers du secteur de l’agriculture.

«On va prendre tous les moyens qui s’imposent si le gouvernement n’agit pas dans l’intérêt des agriculteurs d’ici», prévient celui qui dit toujours attendre les gestes concrets du premier ministre Jean Charest et du ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard.

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