Le vice-président du CIOP et président de TeraXion, Alain Chandonnet, le pdg de PÔLE Québec Chaudière-Appalaches, Carl Viel, le maire de Québec Régis Labeaume et le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, ont présenté le projet aux gens réunis au Centre des congrès dans le cadre du Photonics North 2009, une conférence internationale qui regroupait cette semaine 400 représentants de l’industrie de l’optique photonique. (Photo Luc Fournier)
L’industrie de l’optique photonique en synergie
Création du Cercle de l’industrie de l’optique photonique
Bien implantées dans la région de Québec, les entreprises du domaine de l’optique photonique ont maintenant une association afin de mettre en commun leurs efforts. Le Cercle de l’industrie de l’optique photonique(CIOP) vise entre autres à partager l’expertise et les laboratoires afin de croître la portée des entreprises de cette industrie.
Car l’optique-photonique, à Québec, c’est plus de 2000 employés, en croissance de 10% par année, ainsi que des retombées de 400 M$ pour la région. C’est aussi une trentaine d’entreprises, dont les plus performantes de la Capitale-Nationale. Notons entre autres Exfo, TeraXion, ABB Bomem et l’INO.
La création de ce cercle vise aussi à se tailler une place de choix dans l’industrie mondiale de l’optique photonique, dont les retombées sont de l’ordre de 400 G$. Il y a donc des opportunités importantes pour Québec, dans ce domaine.
«Sur un horizon de cinq ans, il est réaliste d’envisager des impacts substantiels sur le chiffre d’affaires des entreprises et le nombre d’emplois générés par l’industrie de l’optique photonique. Cette initiative permettra aussi d’attirer dans la région des leaders mondiaux et possiblement de créer de nouvelles entreprises innovantes», a souligné le pdg de l’agence de développement économique PÔLE Québec Chaudière-Appalaches, Carl Viel.
Le CIOP, qui dispose d’un budget de 1,3 M$ sur trois ans, vient soutenir les entreprises de quatre façons : du côté de la standardisation, l’expertise des uns aidera les autres afin d’accélérer l’adoption de nouveaux produits sur le marché. Il sera aussi possible d’améliorer la formation des ingénieurs, en faisant venir des formateurs et conférenciers au lieu d’envoyer les travailleurs québécois aux quatre coins du monde.
Un autre groupe de travail cherchera à élargir les horizons de cette industrie qui peut entrer en scène dans de nombreux domaines, dont les arts numériques et la télé santé. Le CIOP servira aussi à voir au financement accru des industries qui oeuvrant dans ce domaine. Du mentorat sera aussi offert.
Qualifiant l’optique photonique de «science de l’avenir», le maire de Québec, Régis Labeaume, voit d’ailleurs cette science comme porteuse au niveau artistique. «Au-delà de l’exploit artistique, c’est un exploit technologique extraordinaire», souligne le maire en parlant du Moulin à image de Robert Lepage, qui a eu recours à cette technologique pour son spectacle qui a tant fait jaser.
Pour le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, il s’agit d’utiliser la synergie des entreprises d’optique photonique et PÔLE Québec Chaudière-Appalaches pour aller plus loin. Et dans ce domaine, les limites ne semblent pas faire partie du portrait.