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La Corporation dignité travail 35+ doit fermer ses portes

Denis Fortin par Denis Fortin
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Article mis en ligne le 20 mai 2009 à 13:41
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La Corporation dignité travail 35+ doit fermer ses portes
Les problèmes de financement ont finalement eu raison du directeur bénévole de la Corporation dignité travail 35+ de Charlesbourg, André Gérin.
La Corporation dignité travail 35+ doit fermer ses portes
Parce qu’ils ont été incapables de trouver les subsides nécessaires à leur survie, les administrateurs de la Corporation dignité travail 35+ de Charlesbourg (CDT35+) ont dû prendre la difficile décision de mettre fin à leurs activités à compter du vendredi 29 mai prochain.
«Une des raisons qui expliquent cette décision est que depuis notre ouverture en 1998, nous avons été incapables d’obtenir un financement récurrent annuel, a indiqué le directeur de la Corporation dignité travail 35+ de Charlesbourg, André Gérin. Nous avions réussi à former un noyau de donateurs qui assurait le financement de base de l’organisme mais la situation a changé à compter de 2007.»

C’est à compter de cette année là que la situation financière s’est aggravée pour l’organisme qui offre des services pour faciliter aux 35 ans et plus sans emploi ou avec un emploi précaire l’accès à l’information, le renforcement de l’estime de soi, la réinsertion sociale, l’insertion en emploi et la création de projets porteurs d’emploi.

«Nous avons alors perdu des collaborateurs financiers qui nous soutenaient depuis notre ouverture, précise le directeur. Je pense ici entre autres au Regroupement Bingo Jean-Talon, à la Fondation Chabou, aux dons des communautés religieuses et du député provincial. De plus, la corporation a dû composer avec des coupures dans le nombre de poste alloué par le programme d’Insertion sociale du Centre local d’emploi, le CLE.»

Comme la direction de l’organisme était assumée à temps partiel par André Gérin, une autre tuile est tombée sur la tête des dirigeants de la Corporation dignité travail 35+.

«Une directive gouvernementale de 2007 laissait entendre que seuls les organismes ayant une permanence à temps plein pourraient dorénavant bénéficier du programme d’aide à l’insertion sociale. Nous avons bénéficié en 2008 d’une année supplémentaire parce que nous étions partenaires depuis plusieurs années déjà. Comme l’organisme n’avait pas les moyens d’embaucher un directeur à temps plein, nous perdions automatiquement le droit d’accueillir des participants de ce programme», d’ajouter André Gérin.
Décision irrévocable
Devant cette situation, les dirigeants de la Corporation dignité travail 35+ en sont venus à la conclusion qu’ils ne pouvaient poursuivre les activités régulières de l’organisme et qu’ils devaient mettre en branle les démarches administratives de dissolution.
«Nous convoquerons les membres et les sympathisants de la CDT35+ à une assemblée générale spéciale afin qu’ils entérinent cette décision. Il est regrettable d’en arriver à cette décision mais nous ne pouvions tout de même pas plonger des bénévoles dans cette situation intolérable. Il était donc plus sage pour nous de mettre La clé dans la porte avant qu’on nous y oblige», d’admettre le directeur qui donnait de son temps bénévolement pour gérer l’organisme.

Depuis son ouverture en 1998, la Corporation dignité travail 35+ a offert des services à quelque 700 personnes dont 65 % étaient des femmes. À un certain moment, six employés et des contractuels travaillaient à l’organisme. Au moment de fermer l’organisme, il n’y a plus que des bénévoles, deux employés et deux professeurs qui s’occupent des cas d’insertion référés par le gouvernement.

«À moins d’un miracle, nous fermerons nos portes le vendredi 29 mai. Il faudrait qu’une somme de 35 000 $ nous tombe du ciel pour que nous puissions poursuivre nos activités», de conclure André Gérin.

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