Dion dit non
Décidément, plus rien ne va pour le conseiller Dion de Loretteville. Quand un citoyen, non pas de Loretteville mais de Lac-St-Charles, crie son indignation au micro en présence du journaliste de l’Actuel : « Monsieur Dion, vous m’empêchez de dormir par votre comportement », je commence à croire que je ne suis pas le seul à déplorer un virage de 180 degrés dans son attitude depuis qu’il ajoute les mots membre du comité exécutif après son nom. Pourtant, en 2007, mes pairs commissaires m’ont élu pour siéger sur le comité exécutif de la Commission scolaire de la Capitale, ce qui ne m’empêche jamais de m’opposer à toute décision qui s’avère contre mes principes auprès de la clientèle que je dessers.
Comment alors Dion peut-il affirmer à deux reprises, donc sans aucune gêne, qu’il aimerait mieux que le fédéral accorde une subvention à l’agrandissement du Centre de foires plutôt qu’à la réalisation de l’axe est-ouest jusqu’à Lac-St-Charles comme la destine le ministre fédéral John Baird? Cet axe était pourtant dans ses promesses de candidat en 2005, mais Dion est maintenant dans l’exécutif…
Comment peut-il également changer son fusil d’épaule quant à la protection contre l’incendie dans le district de Loretteville. Le schéma de couverture de risques en matière d’incendie avait pourtant été adopté à l’unanimité en 2005 sous la mairesse Boucher suite à de nombreuses consultations. L’arrivée d’un nouveau directeur du service des incendies sert de prétexte à notre girouette amnésique et opportuniste pour tout retarder.
Finalement, comment peut-il ne pas être conscient de l’importance d’une urgence de nuit à l’hôpital Chauveau, en plein cœur de son district en plus? Lors de la dernière assemblée, on l’a en effet vu accepter du bout des lèvres, après de longues minutes de tergiversations et de faux-fuyants, la résolution du Conseil de quartier demandant à la Ville d’utiliser son poids politique pour intervenir auprès du Ministère de la Santé afin de redonner aux 100 000 citoyens touchés le service en place depuis cinquante ans.
Douce consolation, l’électeur, le VRAI patron des élus et des membres de l’exécutif, pourra décider de leur sort le 1 novembre prochain.
Robert Martel, citoyen de Loretteville