Alain Loubier
De conseiller municipal à chef de l’opposition
Avocat de formation, Alain Loubier surveille la politique municipale depuis bon nombre d’années, plusieurs avant même d’y faire son entrée officielle en 2001, dans le district de Maizerets.
Natif de Limoilou, il a fait partie de différents organismes de son milieu, dont la Société du domaine de Maizrets et les Loisirs St-Pascal-de-Maizerets. Après plusieurs années d’implication, le principal intéressé a saisi la chance qui s’offrait à lui pour faire le saut dans la vie politique municipale.
«Ma principale motivation à l’époque était de travailler avec les citoyens au développement du secteur de Limoilou, que je trouvais un peu délaissé, explique-t-il. Je voyais qu’il y avait des défis important à relever et il y en a encore bien entendu. Je pense qu’on a fait des pas dans la bonne direction depuis 2001. Je m’attriste un peu de la disparition de l’arrondissement. Je pense que ce fut un pilier important dans la relance.»
Le conseiller et chef du RMQ craint cependant de voir le secteur «être noyé» dans le nouvel arrondissement formé de Limoilou et de La Cité. «J’ai des appréhensions sur le fait que certaines priorités de Limoilou pourrait être reléguée à l’arrière-plan, s’inquiète-t-il. On va essayer de maintenir le phare sur cette question.»
Élu pour la première fois en 2001, Alain Loubier a présidé le conseil municipal, le conseil d’arrondissement de Limoilou et le caucus du Renouveau municipal de Québec au cours des années suivantes.
Il a pris la relève de Jean-Marie Matte à la chefferie de la formation le 4 septembre dernier. Son prédécesseur dirigeait le navire depuis le départ d’Ann Bourget, défaite devant Régis Labeaume en décembre 2007.
Le nouveau chef prenait alors le gouvernail en pleine tempête puisque quelques élus de la formation avaient quitté le navire pour se retrouver dans le camp des indépendants. D’autres ont emboîté le pas après son arrivée.
«Dès le départ, je suis arrivé dans un contexte de crise, disons-le, avec un certain nombre de membres qui ont annoncé leur départ. Les choses se sont rapidement rétablies, et on a retrouvé une belle cohésion, un bel enthousiasme au sein de l’équipe. Je trouve très stimulant de diriger les travaux d’une équipe aussi compétente, aussi motivée.»
«On a vécu une période de morosité, dans les mois qui ont suivi l’élection de 2007, que nous avons perdue. Les choses se sont rétablies et nous sommes plus unis que jamais, prêts à nous engager dans la campagne électorale.