Alain Loubier croit en ses chances de battre Régis Labeaume en novembre prochain. (Photo Nicolas Bégin)
«J’ai la conviction que c’est possible de remporter la victoire»
- Alain Loubier
Aspirant à la ceinture de maire, Alain Loubier croit tout à fait plausible de vaincre Régis Labeaume dans le ring électoral, en novembre prochain. Le chef du Renouveau municipal de Québec (RMQ) mise sur l’amélioration des services de base aux citoyens pour remporter le combat sans lendemain.
«J’ai la conviction que c’est possible de remporter la victoire, mentionne-t-il. Rassurez-vous, je n’ai pas de tempérament suicidaire. La difficulté actuellement, c’est que nous sommes cantonnés dans notre rôle d’opposition officielle. Nous ne sommes toujours pas entrés dans la phase campagne électorale où nous pourrons mettre de l’avant nos propositions.»
Se disant déjà plus présent dans les médias de la capitale, le candidat sait qu’il doit encore gagner en notoriété auprès de la population. Au même moment, Régis Labeaume fait partie de toutes les tribunes à Québec, et même ailleurs.
«Présentement, je suis un peu prisonnier de mon rôle de chef de l’opposition, confie M. Loubier. Je suis celui dont la tâche à critiquer les actions du maire. J’avoue que j’ai hâte de passer à une autre étape. J’ai hâte de tenir un discours positif en avançant des propositions.»
À l’heure actuelle, les membres du RMQ travaillent à peaufiner le programme électoral, à couler les fondations de la plate-forme, à officialiser la venue de certains candidats et à rechercher du financement.
«Nous on a l’intention de mettre l’accent sur la nécessité d’améliorer les services de base aux citoyens. Il va falloir aussi se donner un certain nombre de moyens pour améliorer la qualité de vie dans les quartiers. Il faut répondre aux attentes des citoyens à cet égard et elles sont nombreuses.»
Le chef Loubier dit avoir rencontré plusieurs citoyens, mécontents de la dégradation de la qualité des services. «Ils ont aussi parfois l’impression que la Ville concentre ses investissements au centre-ville, explique-t-il. Je suis évidemment d’accord avec le fait qu’un centre-ville vigoureux, c’est un avantage, mais il ne faut pas pour autant délaisser l’espace où vivent les gens, c’est important. Avec le maire, on a parfois l’impression qu’il en a seulement pour les grands événements prestigieux. On laisse de côté les préoccupations plus terre-à-terre.»
Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille abandonner l’idée de travailler au rayonnement de la ville. «Le 400e anniversaire a été un succès éclatant, qui nous a permis de retrouver une fierté que nous avions perdue ces dernières années. La région s’était laissé gagner par un climat de morosité. C’est clair qu’on encore envie de faire de grandes choses, mais il faut le faire pour le citoyen et avec le citoyen. Pas seulement pour les gens de l’extérieur, il faut le faire pour nous, d’abord et avant tout.»
Deux mandats à titre de conseiller représentent un outil précieux pour être un bon maire, pense M. Loubier. «Ça m’a permis de rester en contact avec les attentes de la population. On est sur le plancher des vaches quand on est conseiller municipal. Je pense que c’est un des atouts dont je dispose, c’est être davantage sensible à ce qui se passe sur le terrain.»
En 2007, Régis Labeaume, négligé dans la course, recevait la confiance de 3% des électeurs en début de campagne. Au dépouillement, il avait cependant obtenu deux fois plus de votes qu’Ann Bourget, son principal adversaire. Questionné à savoir si cet exemple l’inspirait, Alain Loubier y voit plutôt une autre preuve que tout est possible dans la vie.
«Ils sont très nombreux les exemples où les favoris ne sont pas les gagnants. Et je dois avouer que d’une certaine manière, d’être dans la position de l’underdog, de celui qui est sous-estimé, je vis ça d’une façon très confortable. Ça fait en sorte que la pression est moins grande sur mes épaules. Ça me donne une plus grande marge de manœuvre je dirais.»