Gérard Landry
Gérard Landry l’emporte devant Francine Bouchard
Les membres du Renouveau municipal de Québec (RMQ) ont préféré Gérard Landry à Francine Bouchard pour représenter les citoyens du Plateau en novembre prochain. L’actuel conseiller du district remporte ainsi sa bataille face à la présidente de l’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery.
L’automne prochain, la Pointe-de-Sainte-Foy se divisera en deux. La plus grande partie se collera à Cap-Rouge, l’autre portion se greffera au Plateau. La conseillère Francine Bouchard perdra ainsi son district.
Cette dernière devait alors choisir entre les deux si elle souhaitait continuer en politique municipale. Or, elle a fait part de ses intentions à Gérard Landry en février dernier, d’où l’investiture contestée d’hier soir à l’école secondaire De Rochebelle.
Au cours des derniers mois, le conseiller a recruté un certain nombre de membres sur le terrain. «J’étais confiant, pas outre mesure, mais je faisais confiance aux gens, commente M. Landry. Ils se sont déplacés. Ce que j’ai trouvé le moins évident, ce sont les deux mois après qu’elle (Francine Bouchard) m’ait annoncé qu’elle se présentait dans le district du Plateau.»
Très peu médiatisé, à l’inverse de son adversaire du même parti, Gérard Landry habite le district depuis plus de 30 ans. Il affrontait néanmoins un visage familier dans l’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery.
«Francine Bouchard n’était quand même par la dernière venue, reconnaît-il. Elle est bien connue dans le secteur. Ce que j’ai décodé, c’est que les gens, en particulier ceux des secteurs Saint-Mathieu et Sainte-Geneviève, ne comprenaient pas pourquoi elle se présentait dans le Plateau.»
À l’élection de 2005, le bulletin de vote du district du Plateau comprenait sept candidats, dont quatre indépendants. Il s’agissait de l’endroit où on comptait le plus d’aspirants à Québec.
Si elle le désire, Francine Bouchard pourrait même se lancer dans la course, cette fois sans couleur politique. Conscient de ce fait, Gérard Landry n’y voit aucun inconvénient à en découdre de nouveau. «Je ne le crains pas, je vais vivre avec ça si c’est le cas, mais c’est une possibilité.»